Le Grand Conseil neuchâtelois a accepté un crédit de 65 millions de francs qui doit servir à cautionner les emprunts des établissements médicaux-sociaux du canton. 900 nouveaux lits sont nécessaires d’ici 2035.
Répondre aux enjeux du vieillissement de la population et offrir aux ainés des conditions dignes. Le défi est de taille et le Canton de Neuchâtel s’engage à le relever en soutenant financièrement les établissements médicaux-sociaux. Le Grand Conseil neuchâtelois a validé mercredi matin à l’unanimité un crédit-cadre d’engagement de 65 millions de francs destinés au cautionnement d’emprunts bancaires pour la modernisation et le développement des infrastructures des EMS.
L’investissement pour renouveler ce parc immobilier et l’accroître est devisé à 434 millions de francs. Montant sur lequel se calcule le cautionnement de l’État qui s’élève à 15%. Frédéric Mairy, conseiller d’État en charge de la santé, précise « qu’à l’horizon 2035, il faudra environ 900 lits supplémentaires. » Cela représente la construction d’environ 15 EMS, alors qu’actuellement le canton en compte 53. Cela permettra aussi de désengorger le RHNe où en moyenne 30 patients en attente de placement y sont accueillis.
Frédéric Mairy : « Ce crédit doit servir à accompagner les propriétaires d’EMS. »
Frédéric Mairy précise encore que construire un EMS représente un coût relativement important. « On estime que le coût moyen d’un lit en EMS, c’est 300'000 francs. »
« On sait que certains exploitants actuels d’EMS ne disposent pas des fonds propres suffisants pour se lancer et devront solliciter des prêts bancaires. »
La planification médico-sociale prévoit de disposer en 2035 de 2'750 lits dans le canton au travers d’infrastructures non seulement suffisantes en quantité, mais répondant aussi aux normes de qualité actuelles. Sur les 2'157 lits actuellement utilisés par la population neuchâteloise, environ 500 lits sont considérés aujourd’hui comme non adaptés et 80 lits sont sollicités hors canton. /jpp













