Le Conseil d’État neuchâtelois devra élaborer un plan loup à l’échelle du canton. Le Grand Conseil lui a donné ce mandat mardi après-midi en acceptant à une large majorité une motion émanant du groupe VertPOP, retouchée par les groupes socialiste et libéral-radical. Le texte prévoit l’élaboration d’un suivi de l’espèce, des mesures de protection des troupeaux, en autorisant notamment les tirs d’effarouchement, un soutien aux agriculteurs et un concept de cohabitation avec le prédateur.
Pour le conseiller d’État en charge du dossier Laurent Favre, cette motion n’apporte pas de « plus-value ». À ses yeux, le concept déjà en place, qui prévoit un soutien aux éleveurs, « fait ses preuves ». Pour Laurent Favre, il sera compliqué de recourir aux tirs d’effarouchement, régis par le droit fédéral. Son opposition n’a toutefois pas pesé lourd dans les débats. La motion a été acceptée par 67 voix, contre 22 et 4 abstentions. /sbm













