Les Neuchâtelois fidèles à leur caisse maladie

On attend encore les chiffres d’Assura, qui détenait 41% du marché neuchâtelois en 2023, mais ...
Les Neuchâtelois fidèles à leur caisse maladie

On attend encore les chiffres d’Assura, qui détenait 41% du marché neuchâtelois en 2023, mais les assurés semblent avoir opté pour une certaine stabilité dans le canton

Les Neuchâtelois sont restés plutôt fidèles à leur caisse maladie. (Photo libre de droits). Les Neuchâtelois sont restés plutôt fidèles à leur caisse maladie. (Photo libre de droits).

Les primes maladie explosent, mais plutôt que de changer de caisse, les assurés préfèrent choisir un modèle alternatif au sein de la même assurance. Le canton de Neuchâtel ne semble pas faire exception à cette tendance nationale mise en évidence par la RTS. En 2023, 41% des Neuchâtelois étaient encore affiliés à Assura. Un pourcentage probablement en légère diminution cette année, mais le fait que cette caisse ne soit plus forcément la moins chère ne bouleverse pas le marché, estime Manuel Barbaz, chef de l’Office cantonal de l’assurance maladie. Car Assura « reste compétitive » et les assurés n’ont plus beaucoup d’options d’économies. La question est de savoir si les difficultés de facturation que le numéro un neuchâtelois a connus, ainsi que l’obligation pour ses assurés d’avancer l’argent des frais médicaux avant remboursement, ont poussé ses clients à aller voir ailleurs.

Manuel Barbaz: « Assura reste compétitive »

RTN a contacté cinq acteurs majeurs du marché neuchâtelois : Assura, Helsana, CSS, Groupe mutuel, et Sanitas. Leurs chiffres ? La transparence n’est pas la règle… Assura attend des données « définitives et consolidées » pour communiquer. Helsana prétend avoir récupéré le nombre d'assurés perdus l’année précédente, « voire mieux » et Sanitas avance « une croissance à deux chiffres ». Seules les caisses du Groupe mutuel (+5'400 assurés pour l’ensemble des caisses du groupe, en croissance de 25%) et CSS (- 1'000 assurés environ) livrent des chiffres.

Les assurés neuchâtelois viennent de subir deux hausses annuelles importantes et l’aide financière du Canton a augmenté « de plus de 25 millions de francs entre les comptes 2022 et le budget 2024 », déclare Florence Nater. La conseillère d’État en charge du dossier qui se dit critique par rapport à la hausse des primes. « Mais il est important de rappeler que ça a permis une évolution significative dans le système de santé, notamment en termes de solidarité. » Dans cette optique, Neuchâtel invite les autres cantons et la Confédération à réfléchir à ce qu’on appelle le financement du 4e âge. Elle évoque l’abandon d’une prime par tête pour « le quatrième âge », une catégorie de personnes pour lesquelles l’assurance maladie pourrait être financée « sur le modèle de l’AVS ». 

Florence Nater: « Il faut réfléchir à un système de financement du 4e âge »

En juin prochain, les Suisses décideront, en votation populaire, soit de plafonner le montant des primes à 10% de leur revenu disponible, soit d’adopter le contre-projet du Conseil fédéral, qui augmente la facture payée par les cantons. En attendant une éventuelle réforme du système actuel, des « améliorations sont possibles », estime Florence Nater, notamment ce modèle de financement du 4e âge. /vco


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