Débats animés autour des Caves de la Ville de Neuchâtel

Le Conseil général a accepté lundi soir de renoncer à l’encavage réalisé dans l’aile nord de ...
Débats animés autour des Caves de la Ville de Neuchâtel

Le Conseil général a accepté lundi soir de renoncer à l’encavage réalisé dans l’aile nord de l’Hôtel DuPeyrou tout en maintenant la marque des Caves de la Ville. Un courrier envoyé à certains élus a semé le trouble

Le vin de la Ville de Neuchâtel sera produit par Lavanchy Vins à La Coudre à l'avenir. (Photo: archives) Le vin de la Ville de Neuchâtel sera produit par Lavanchy Vins à La Coudre à l'avenir. (Photo: archives)

Le débat sur l’avenir des Caves de la Ville de Neuchâtel a suscité plus de remous qu’attendu lundi soir lors de la séance du Conseil général. Un courrier envoyé à quelques élus, trois jours avant les discussions, a agité les groupes politiques. Cette lettre remettait en question la proposition du Conseil communal dans ce dossier.

Finalement, le Conseil général a accepté, par 25 voix et 15 abstentions, de fermer l’encavage officiel de la Ville, situé dans l’aile nord de l’Hôtel DuPeyrou et utilisé depuis plus de 75 ans. La tâche de vinification sera confiée à Lavanchy Vins à La Coudre, comme le proposait l’exécutif. Olivier Lavanchy est aujourd’hui déjà l’un des trois tâcherons officiels de la Ville. Ensemble, ils ont la charge de 11,5 hectares sur les 16 qui composent le domaine viticole de la capitale cantonale, qui s’étendent sur le territoire communal, mais aussi à Hauterive, Colombier et Auvernier. Tous trois continueront de louer ces surfaces à la Ville à l’avenir.


Étiquette maintenue

Ce changement s’accompagne toutefois du maintien de la marque Caves de la Ville. Des bouteilles estampillées de la sorte continueront ainsi d’être servies lors de réceptions officielles et seront toujours vendues aux restaurateurs ou lors de manifestations telles que la Fête des Vendanges et Festi’neuch.

Pour le Conseil communal, cette solution a l’avantage d’optimiser le fonctionnement des Caves de la Ville, régulièrement déficitaires, et d’éviter à la Commune une dépense oscillant entre 800'000 et un million de francs pour la remise aux normes des locaux de production situés à l’Hôtel DuPeyrou. Un point de vente continuera par ailleurs d’exister sur le site.


Un courrier sème le trouble

Cette proposition n’était pas du goût des Caves du Prieuré, qui louent 2,8 hectares de vignes à la Commune de Neuchâtel, mais qui ne livrent pas leur production aux Caves de la Ville. Dans leur courrier, cité par la conseillère communale en charge du dossier Violaine Blétry- de Montmollin,  les Caves du Prieuré remettaient en question l'attribution de la vinification à un seul encaveur.

Violaine Blétry- de Montmollin a indiqué en plénum que ces caves avaient participé aux discussions en amont. Elle a évoqué la surprise à laquelle ont eu droit les autorités de la Commune fusionnée concernant un avenant à un contrat de location, signé un mois avant la fusion, qui lie Peseux aux Caves du Prieuré pour 20 ans, sans obligation de cultiver le raisin en bio, alors même que l’ancienne Ville de Neuchâtel avait validé quelques mois auparavant le passage de tous ses domaines à la culture biologique. Pour ces motifs, « on ne pouvait pas choisir ce partenaire, même si on le voulait, à moins qu’ils passent au bio rapidement », explique Violaine Blétry-de Montmollin.

Violaine Blétry-de Montmollin : « On ne pouvait pas choisir ce partenaire »

Fermer un encavage historique n’a pas été une décision facile à prendre pour Violaine Blétry - de Montmollin, mais aussi pour le conseiller général Verts/Pop/Sol Nicolas de Pury. Mais en se remémorant les problèmes d’exploitation de ces dernières années, celui-ci se dit rassuré désormais quant à l’avenir des Caves de la Ville. « Ce sont des entrepreneurs qui vont gérer la vigne et le vin. Et la Ville de Neuchâtel va réduire la voilure et les risques », souligne Nicolas de Pury.

Nicolas de Pury : « Actuellement, c’est la meilleure des solutions »

Nicolas de Pury se réjouit que l’appellation Caves de la Ville perdure. Cependant, un nouveau défi apparaît à présent, selon le conseiller général Verts/Pop/Sol. « Après, c’est ce que perçoivent les citoyens. Comment vont-ils percevoir le vin Caves de la Ville ? C’est tout un travail que le Conseil communal et les acteurs concernés devront faire », conclut-il. /lgn-sbm


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