« On a besoin du pôle économique de La Tène »

Des entreprises échappent au Canton de Neuchâtel faute d’espace adéquat. C’est l’argument avancé ...
« On a besoin du pôle économique de La Tène »

Des entreprises échappent au Canton de Neuchâtel faute d’espace adéquat. C’est l’argument avancé par le Conseil d’État face au recours déposé contre le projet de pôle économique

La parcelle qui doit accueillir le pôle économique de La Tène. La parcelle qui doit accueillir le pôle économique de La Tène.

« On est en train de perdre de belles opportunités. » Le Conseil d’État neuchâtelois réagit au recours déposé au Tribunal cantonal concernant le pôle économique prévu à La Tène. L’association La Tène en transition a pris la décision de porter le dossier en justice le 22 novembre, après que le Conseil d’État a levé toutes les oppositions.

Pour les opposants, ce projet symbolise « une économie déconnectée de la réalité », à l’heure du réchauffement climatique. L’association La Tène en transition dénonce la volonté du gouvernement d’utiliser 23 hectares de terres agricoles pour en faire un pôle économique. Les opposants ont sollicité l’expertise d’un professeur de démographie de l’Université de Genève, Philippe Wanner, qui estime que la vision du Conseil d’État est trop optimiste. Le gouvernement prévoit l’implantation de 3'000 emplois et de 500 habitants dans la zone.

Le conseiller d’État en charge de l’économie Alain Ribaux maintient ces projections. Il estime que ce troisième pôle, après celui de La Chaux-de-Fonds et de Perreux, garde toute sa pertinence. Il évoque le cas d’une entreprise pharmaceutique « de bonne taille » qui s’est finalement implantée à Yverdon, faute d’avoir pu trouver un terrain adéquat dans le canton de Neuchâtel et face à un pôle économique à La Tène encore trop lointain.

Alain Ribaux, conseiller d'Etat en charge de l'économie :

Face aux procédures lancées en justice, Alain Ribaux déplore le temps qui passe, mais « c’est ainsi que fonctionne notre démocratie », dit-il. Il espère que le sort du pôle économique sera scellé d’ici une année et demie. Les opposants ont quant à eux d’ores et déjà fait part de leur intention de porter l’affaire jusqu’au Tribunal fédéral si nécessaire.

Alain Ribaux prévient : « Si on ne veut pas de ces entreprises sur sol neuchâtelois, le Canton s’appauvrira, n’aura pas les moyens pour soutenir d’autres prestations sociales. C’est un tout ».

Alain Ribaux, conseiller d'Etat en charge de l'économie :

Le conseiller d’État défend le projet en indiquant qu’il s’agit d’un pôle dédié à « des usines zéro carbone, avec un bilan énergétique favorable ». La procédure « vaut la peine d’être menée jusqu’à son terme », conclut-il. /sbm


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