Les systèmes d’accueils extra-scolaires varient en fonction des communes dans le canton de Neuchâtel. Alors que des mécontentements surgissent à Val-de-Ruz depuis le début de l’année, Val-de-Travers a misé sur du domaine public depuis sa fusion
L’accueil extra-scolaire, c’est un casse-tête réglé différemment par les communes du Canton de Neuchâtel. La LAE, la loi sur l’accueil de l’enfance à l’échelle cantonale, fixe le taux de couverture en matière de places. Il s’élève à 30% pour le préscolaire, c’est-à-dire les crèches, et à 20% pour le parascolaire. Cette loi est actuellement en cours de révision par le Conseil d’Etat.
Val-de-Ruz : le défi du parascolaire
Les Communes neuchâteloises tentent de se rapprocher de ces objectifs, mais travaillent toutes de manière différente. Lors de fusions, les systèmes sont souvent analysés puis adaptées au besoin. Val-de-Ruz a notamment fait parler d’elle cette année, avec un manque de structures parascolaires au cœur des débats. De nombreux parents réclamaient des places supplémentaires pour leurs enfants. Dernier rebondissement la semaine passée : RTN vous annonçait qu’une quarantaine d’écoliers allait partager leur temps extrascolaire entre deux structures d’accueil, aux Geneveys-sur-Coffrane et Coffrane.
Conseiller communal de l’éducation et de la jeunesse à Val-de-Ruz, Jean-Claude Brechbühler nous rappelle ce mercredi matin que l’organisation de l’accueil extra-scolaire est organisé de cette manière dans la Commune depuis avant la fusion. Toutes les crèches sont privées. Dans le parascolaire, trois structures privées existent, le domaine public se charge sinon de la majorité des places. Selon le conseiller communal, aucune raison de changer cette répartition qui « fonctionne bien ». « Tous les acteurs travaillent dans le même but et vont de l’avant » explique Jean-Claude Brechbühler.
Val-de-Travers : le défi du nombre de places
On ne peut pas comparer Val-de-Ruz avec Val-de-Travers, puisque dans cette commune, ce sont les autorités qui ont pris l’accueil extra-familial entre leurs mains après la fusion. Cela permet « une amélioration de la qualité », selon Christophe Calame, chef du dicastère de la jeunesse et de l'enseignement. « Ça nous donne une meilleure maitrise et permet de créer des synergies dans le domaine des crèches. Pour le parascolaire, dans un cadre communal, on est dans une prestation pour la population, on ne recherche pas la rentabilité. » La Commune peut donc garantir des infrastructures avec 15 places, à Noiraigue ou à Buttes par exemple.
Christophe Calame : « La rentabilité, c’est un terme qu’on utilise assez peu quand on parle d’accueil extra familial. »
A titre de comparaison, on ne dénombrait que 32 places en crèche et 22 en parascolaire en 2012, contre respectivement 81 et 194 en 2023. Un chiffre qui devrait même passer à 120 dans le préscolaire et 222 dans le parascolaire, en raison de projets en cours. En première ligne : la construction de nouveaux bâtiments à Longereuse à Fleurier et près des collèges à Couvet, « deux projets spécialement dimensionnés pour augmenter le nombre de places du préscolaire » indique Christophe Calame. Sans oublier le déplacement du parascolaire dans le hangar des pompiers à Môtiers. Si les deux premiers projets devaient aboutir d’ici fin 2024, le dernier serait lancé début 2024 au plus tôt.
Hausse de la part communale à Val-de-Travers
Le conseiller communal en charge du dicastère de la jeunesse et de l'enseignement à Val-de-Travers rappelle également que le développement de places d’accueil extra-familiale à un coût. « La part communale est en constante augmentation, en raison de la hausse du nombre de places d’accueil. Mais sur une échelle plus macroéconomique, l’effet financier est plutôt positif si les parents peuvent augmenter leur taux d’activité. »
Ce service à la population est aussi important pour Christophe Calame, qui rappelle qu’une commune comme Val-de-Travers ne peut pas se permettre de chercher des nouveaux habitants « sans développer les infrastructures pour les familles ». /swe









