La poésie passe par les portes à Cernier

Une rencontre avec Dieu et des portes qui s’ouvrent pour laisser filer des poèmes. Voilà un ...
La poésie passe par les portes à Cernier

Une rencontre avec Dieu et des portes qui s’ouvrent pour laisser filer des poèmes. Voilà un aperçu de ce qui attend le public de Poésie en arrosoir jusqu’à dimanche à Evologia

Le directeur de Poésie en arrosoir Vincent Held devant l'une des portes proposant des poèmes au public et installées dans les jardins d'Evologia. Le directeur de Poésie en arrosoir Vincent Held devant l'une des portes proposant des poèmes au public et installées dans les jardins d'Evologia.

Des portes colorées qui égrènent des poèmes. Le festival Poésie en arrosoir a pris son envol vendredi dernier et se poursuit jusqu’à dimanche à Evologia à Cernier.

La création qui sert de fil rouge à cette 21e édition est une installation-spectacle, intitulée L’Oeuf, d’une trentaine de minutes, inspirée de l’œuvre de l’Américain Andy Weir. L’intrigue met en scène un homme récemment décédé qui arrive aux portes du paradis et qui entame un dialogue avec Dieu.

Deux portes colorées servent de décor à ce spectacle : des portes vers le rêve. Durant le reste du festival, le public est invité à tourner leur poignée pour écouter 25 poèmes, présentés par des comédiens projetés en taille réelle sur un écran. Le directeur de Poésie en arrosoir, Vincent Held, précise que le spectateur peut passer d’un texte à l’autre en refermant et en rouvrant les portes.

Un poème d’Antonin Artaud fait notamment partie des textes choisis pour cette installation.

Un autre moment fort du festival aura lieu jeudi soir avec le spectacle Inconditionnelles. Ce long poème théâtral est l’œuvre de Kae Tempest, une figure de la poésie et du rap anglophone. Six jeunes artistes suisses monteront sur scène pour jouer cette pièce, en français. Le texte porte sur l’histoire d’amour que se vouent deux femmes en prison, jusqu’à ce que l’une d’elles soit libérée, explique Vincent Held.

Cette 21e édition de Poésie en arrosoir propose au total 13 spectacles. Le public y trouvera encore un hommage à l’auteure neuchâteloise Anne-Lise Grobéty, ainsi qu’un spectacle qui mêle la musique de Schubert aux textes du poète persan Rûmi. Une invitation à découvrir des « ailleurs poétiques », selon les organisateurs. /sbe


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