L’interdiction des thérapies de conversion prend forme dans le canton de Neuchâtel. Dans un rapport destiné au Grand Conseil, le Conseil d’État propose de modifier la loi pour punir ces pratiques qui consistent à modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne. Des cas sont avérés dans le canton de Neuchâtel, mais leur nombre est difficile à estimer. Au niveau suisse, le chiffre de 14'000 personnes touchées est articulé.
Ce rapport est issu d’une motion largement acceptée il y a un an par le législatif cantonal. Le Conseil d’État avait toutefois déposé un amendement afin de vérifier la possibilité de légiférer sur le sujet.
Le rapport met en avant plusieurs études qui montrent qu’aucune thérapie de conversion n’a abouti au résultat désiré.
Selon le Canton, ces mesures ont des effets dévastateurs sur les enfants, les adolescents et les adultes Elles peuvent les pousser jusqu’à la dépression, voire au suicide. De plus, ces thérapies pseudo-médicales sont le plus souvent réalisées par des sexologues, des psychothérapeutes, des médecins ou encore des coachs.
À la lumière de ces éléments, le Conseil d’État veut une modification de la loi, pour que ces thérapies soient punies par une amende.
Ce changement de législation cantonale est possible, car aucune mesure n’existe au niveau fédéral. En effet, Berne a refusé pour l'heure d’agir en la matière, estimant que la loi sur la protection de l’enfant était suffisante pour remédier au problème des thérapies de conversion.
Cette modification du code pénal neuchâtelois sera à l’ordre du jour du Grand Conseil lors d’une prochaine session. /elc













