Bisbille entre le CPNE et le TPR

Le Centre de formation professionnelle neuchâtelois a décidé de ne pas envoyer plus de 200 ...
Bisbille entre le CPNE et le TPR

Le Centre de formation professionnelle neuchâtelois a décidé de ne pas envoyer plus de 200 élèves à un spectacle du Théâtre populaire romand le 10 février. L’affaire s’est immiscée au Grand conseil mercredi matin

Un spectacle joué au Théâtre populaire romand n'a pas été du goût de certains élèves et enseignants du CPNE. Un spectacle joué au Théâtre populaire romand n'a pas été du goût de certains élèves et enseignants du CPNE.

Le Centre de formation professionnelle neuchâtelois boycotte-t-il le théâtre populaire romand ? Cette question s’est invitée mercredi matin au Grand Conseil neuchâtelois. Les groupes socialistes et VertPOP ont déposé une interpellation urgente pour faire la lumière sur ce qui s’est passé le 10 novembre dernier. Des élèves du CPNE se sont rendus au TPR pour voir le spectacle « Le Grand Cahier » d’Agota Kristof. C’est l’histoire de jumeaux de 10 ans confiés à leur grand-mère dans la campagne hongroise en pleine Deuxième Guerre mondiale. Sur le site du TPR, on peut lire au sujet de la pièce « que le pays tout entier devient fou, les barrières morales faciles à transgresser. Alors les deux frères décident de s’endurcir. Pour survivre, ils se forcent à devenir insensibles à la souffrance physique et psychique et couchent sur le papier leurs expériences morbides. Chaque jour, ils sont mis face à la brutalité, aux humiliations, à la faim, aux prédateurs sexuels, chaque jour, ils deviennent plus cruels. Un roman d’apprentissage qui décrit sans concession la plongée d’un monde déchiré dans la déliquescence absolue ».

La représentation a suscité du mécontentement, peut-on lire dans l’interpellation. Le TPR a par la suite reçu un courriel du CPNE l’informant que des élèves et enseignants avaient été choqués par la pièce. Et que par conséquent, ils annulaient la venue d’environ 220 élèves à la représentation du spectacle « Quête » le 10 février et décidaient de ne plus considérer les offres du TPR jusqu’à nouvel avis. La conseillère d’État en charge de la formation, Crystel Graf, a parlé « d’un malentendu entre les organisateurs et les enseignantes et enseignants, puisqu’il n’y avait pas eu de préparation particulière des élèves, mais qu’il n’y avait pas eu d’avertissement non plus sur le contenu de la pièce ». Elle a ajouté en plénum « qu’il n’y avait pas de boycott et que le lien entre les deux entités n’était pas rompu ». 

La socialiste Garance La Fata, première signataire de cette interpellation, a fait part de ses inquiétudes. La députée a parlé « d’immense absurdité » et que « les élèves ne devaient pas être pénalisés » tout en rappelant « l’importance de l’art et de la culture dans la société et dans ce cas précis, au CPNE ». Elle s’est dite « mitigée » quant à la réponse donnée par Crystel Graf, estimant « que tout le monde se renvoyait la balle ». /jpp


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