Neuf ans de prison pour l’incendiaire de Cressier

Une quadragénaire a été reconnue coupable d’incendie intentionnel et de meurtre lors de son ...
Neuf ans de prison pour l’incendiaire de Cressier

Une quadragénaire a été reconnue coupable d’incendie intentionnel et de meurtre lors de son procès en appel jeudi à Neuchâtel. Elle avait mis le feu à un immeuble habité de Cressier en décembre 2020

L'incendie qui a ravagé l'ancien restaurant de La Couronne à Cressier avait mobilisé 75 pompiers en décembre 2020. (Photo : Police neuchâteloise) L'incendie qui a ravagé l'ancien restaurant de La Couronne à Cressier avait mobilisé 75 pompiers en décembre 2020. (Photo : Police neuchâteloise)

Elle a bouté le feu à un immeuble pour se venger de ses propriétaires. Une quadragénaire a été jugée en appel par le Tribunal cantonal jeudi à Neuchâtel. Elle écope d’une peine de neuf ans de prison ferme assortie d’une obligation de soins et d’une expulsion du territoire suisse de 10 ans.

La femme était accusée d’avoir incendié l’ancien restaurant de la Couronne à Cressier dans la nuit du 4 au 5 décembre 2020. Le brasier avait couté la vie d’un locataire, asphyxié par les fumées. Le jour du drame, le bailleur de la prévenue lui avait signifié son renvoi du logement qu’elle occupait alors. Le feu s’était ensuite déclaré dans la soirée, précisément devant la porte des propriétaires de la bâtisse.


Coupable d'incendie intentionnel et de meurtre

En première instance en février 2022, le bénéfice du doute avait primé, faute de preuves suffisantes, selon les juges. Certains plaignants ont fait appel dans la foulée. Cette fois, les chefs d’accusation les plus graves, soit l’incendie volontaire, le meurtre et les lésions corporelles simples sont retenus. Les juges estiment, sur la base des investigations, qu’aucune personne extérieure à l’immeuble n’aurait pu plausiblement mettre le feu. Idem pour les autres individus qui se trouvaient dans le bâtiment. Il estime donc que c’est bien elle qui a provoqué l’incendie, vraisemblablement à l’aide de son briquet.

La femme avait plus de 3 pour mille d’alcool dans le sang au moment des faits. Selon ses propres déclarations, elle avait une bonne résistance à l’alcool. Les juges s’appuient donc sur un rapport d’expertise pour estimer qu’elle était en possession de sa capacité de discernement.

La prévenue est également condamnée, comme en première instance, pour scandale en état d’ivresse et fausse alerte. Pendant les 5 mois qui ont précédé le drame, elle avait appelé plus de 1'100 fois les services de secours. 

Les parties ont 30 jours pour faire recours auprès du Tribunal fédéral. /ara


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