Acquittement partiel pour la femme prévenue d’incendie intentionnel à Cressier

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Acquittement partiel pour la femme prévenue d’incendie intentionnel à Cressier

La quadragénaire était soupçonnée d’avoir bouté le feu à l'ancien restaurant de la Couronne en 2020. Le Tribunal criminel a jugé le faisceau de preuves insuffisant, mais la condamne pour d’autres faits moins importants

L'incendie qui a ravagé l'ancien restaurant de La Couronne à Cressier avait mobilisé 75 pompiers. (Photo : Police neuchâteloise) L'incendie qui a ravagé l'ancien restaurant de La Couronne à Cressier avait mobilisé 75 pompiers. (Photo : Police neuchâteloise)

La femme prévenue d’avoir intentionnellement mis le feu à l'ancien restaurant de la Couronne de Cressier est partiellement acquittée. Le Tribunal régional du Littoral et du Val-de-Travers vient de rendre son verdict. La prévenue était soupçonnée d’avoir déclenché le sinistre dans la nuit du 4 au 5 décembre 2020, qui avait couté la vie à un locataire. Mais le bénéfice du doute a primé. Les préventions d’incendie intentionnel, de meurtre, subsidiairement d’homicide par négligence et de lésion corporelles simples n’ont pas été retenues, fautes de preuves suffisantes, indique le tribunal dans un communiqué. 

Lors de l’audience le 10 décembre, le Ministère public avait requis une peine privative de liberté de huit ans ferme ainsi qu’une obligation de traitement psychiatrique et une expulsion de 10 ans du territoire suisse.


Une prévenue connue des services de police

Le procureur Nicolas Aubert avait souligné que la quadragénaire, alcoolique et solitaire, était bien connue des forces de l’ordre. Le soir du drame, elle avait été emmenée aux urgences par la police après avoir proféré des menaces de suicide, avec un taux d’alcoolémie d’environ 3 pour mille. C’est peu après son retour chez elle que le feu s’était déclaré devant la porte des propriétaires de la bâtisse. Mais le tribunal a jugé ce faisceau d’indices « insuffisant à emporter une pleine conviction quant à la responsabilité de la prévenue ».

La Cour criminelle la reconnait par contre coupable de fausses alertes et de scandales en état d’ivresse. Dans les mois qui ont précédé l’incendie, la quadragénaire avait notamment appelé les services d’urgence à 1'136 reprises. La prévenue écope donc de 15 mois de prison ferme, dont il faut déduire les 432 jours de détention subis avant jugement. Une mesure thérapeutique institutionnelle a également été ordonnée. /ara


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