La « Smart city » prend forme à Neuchâtel

La ville veut devenir une actrice de l’innovation. Un projet, pas forcément technologique, ...
La « Smart city » prend forme à Neuchâtel

La ville veut devenir une actrice de l’innovation. Un projet, pas forcément technologique, qui mettra les besoins des citoyens au centre. Pour ce faire, la commune collaborera avec l’Université de Neuchâtel et Microcity

Neuchâtel pose les premiers jalons pour développer son projet de « Smart city ». (Photo : Pierre Boldt). Neuchâtel pose les premiers jalons pour développer son projet de « Smart city ». (Photo : Pierre Boldt).

Le développement de la ville de Neuchâtel en tant que « Smart City », ou ville intelligente, prend forme. Un premier soutien de 250'000 francs a été décroché dans le cadre d'un partenariat impliquant Microcity, l'Université de Neuchâtel et le chef-lieu cantonal.

Le partenariat vise à définir une stratégie collaborative et de la faire valider par le biais de quatre projets pilotes, a indiqué mercredi à Neuchâtel le conseiller communal Didier Boillat, en charge du développement technologique. L'idée consiste à « alimenter » une bibliothèque d'idées expérimentales.

Didier Boillat, conseiller communal en charge du dossier

Le projet veut ainsi réunir des acteurs locaux issus de la société civile, de l'administration et de l'écosystème de l'innovation. La Ville de Neuchâtel promeut une « Smart City » non technologique, mais fondée sur une nouvelle façon d'appréhender l'innovation, a dit Didier Boillat, en parlant de « transition numérique participative ».

Une nouvelle façon de penser la « Smart city », selon Hugues Jeannerat, professeur à l'Université de Neuchâtel et coordinateur du projet

Innovation sociétale

Au-delà d'intégrer l'intelligence connective à l'action publique, la Ville agit dans le cadre du positionnement stratégique de la région Littoral, l'une des quatre du canton. Le projet prolonge aussi la fusion de Neuchâtel avec Corcelles-Cormondrèche, Peseux et Valangin pour créer une entité de 45'000 habitants.

Le modèle se fonde sur l'innovation « sociétale », a précisé Didier Boillat. Hugues Jeannerat, professeur à l'Université de Neuchâtel, s'est réjoui de l'originalité d'un projet qui amène de nouvelles pratiques. Microcity apporte de son côté sa vocation de plateforme d'innovation cantonale.

Jean-Marc Brunner, directeur de Microcity

Quatre axes sont privilégiés : enjeux environnementaux et durabilité, vivre-ensemble et bonne intelligence, culture et innovation ainsi qu'attractivité économique et domiciliation. Le premier pas consiste à créer une plateforme numérique sur laquelle les participants pourront échanger des idées et former des projets.


Budget de 500'000 francs

Budgété à 500'000 francs, le projet bénéficie donc d'un soutien de 250'000 francs du canton et de la Confédération, via le programme NPR (Nouvelle politique régionale). La Ville apporte 200'000 francs, le solde venant de l'Université et de Microcity, une institution initiée par l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL).

Selon la définition usuelle, une ville intelligente est une collectivité publique utilisant les technologies de l'information et de la communication (TIC) dans le but d'améliorer la qualité des services urbains ou de réduire leurs coûts. /ATS-rgi


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