Le Grand Conseil consolide le soutien à domicile

La Loi sur l’accompagnement et le soutien à domicile a été acceptée mardi à l'unanimité par ...
Le Grand Conseil consolide le soutien à domicile

La Loi sur l’accompagnement et le soutien à domicile a été acceptée mardi à l'unanimité par le parlement neuchâtelois. Si le texte reconnaît le travail des proches-aidants, ils ne seront pas rémunérés, sauf cas exceptionnels

La loi veut permettre aux personnes âgées la possibilité de vivre dans les
 meilleures conditions et le plus longtemps possible à domicile. La loi veut permettre aux personnes âgées la possibilité de vivre dans les meilleures conditions et le plus longtemps possible à domicile.

Les députés neuchâtelois ont accepté mardi à l'unanimité une nouvelle loi, qui donne le cadre pour la mise en œuvre de prestations visant à accompagner et à soutenir les personnes fragilisées et leurs proches-aidants. Le versement d'une aide financière à ces derniers n'est prévu que dans des cas exceptionnels.

La loi vise à donner un ancrage solide à la planification médico-sociale alors que les moyens octroyés par l'État dans ce domaine s'accroissent, a déclaré Laurent Kurth, conseiller d'État, en charge de la santé. Elle veut permettre aux personnes âgées la possibilité de vivre dans les meilleures conditions et le plus longtemps possible à domicile.

Le dispositif veut notamment soutenir les proches-aidants et reconnaître leur engagement, promouvoir une offre de logements adaptés, diversifier les prestations d'accueil et de séjour et encourager le bénévolat organisé.


Dans des cas exceptionnels

Les députés ont accepté un amendement demandant que l'État soutienne une offre de formation gratuite destinée aux proches-aidants. Les prestations fournies par ces derniers pourront donner lieu au versement d'une aide financière dans des cas exceptionnels.

Dans un amendement, le groupe VertPOP voulait davantage généraliser ce soutien. « Il serait impensable d'instaurer une compensation financière cantonale qui aurait la forme d'une assurance sociale », a expliqué Laurent Kurth. Les coûts d’une rémunération généralisée seraient trop élevés, selon ce dernier.

Le ministre neuchâtelois de la Santé, Laurent Kurth

Rémunération non revendiquée

L'amendement a finalement été refusé de justesse par 51 voix contre 48 et une abstention. Outre le coût jugé « astronomique » pour le Canton qu’engendrerait de rémunérer ces personnes, un autre aspect a été mis en avant par le PLR. Selon Blaise Courvoisier, les proches-aidants souhaitent d'abord être reconnus pour le travail qu'ils fournissent, jouir de moment de répit et surtout bénéficier de formations.

Le député PLR, Blaise Courvoisier

Un mauvais calcul

Erreur ! selon le groupe socialiste. Pour le président de parti, Romain Dubois, rémunérer les proches-aidants permettrait à l’État de faire des économies en évitant qu'ils ne se retrouvent dans des situations financières difficiles.

Romain Dubois, président du parti socialiste neuchâtelois

Le groupe socialiste va revenir à la charge avec une motion. Il demande d’instaurer une allocation cantonale pour les proches-aidants, en cas de perte de salaire. L'aide serait calculée en fonction du niveau de l’allocation pour impotent, allouée à la personne bénéficiaire du soin.

L’activité du proche-aidant devrait être évaluée et attestée par des organes compétents comme le médecin référent de la personne accompagnée, par exemple. /ats-cro-jha


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