Orthographe rectifiée : motion UDC refusée par le Grand Conseil

Le texte proposé par l’UDC concernant l’abandon de l’orthographe rectifiée a été décliné ce ...
Orthographe rectifiée : motion UDC refusée par le Grand Conseil

Le texte proposé par l’UDC concernant l’abandon de l’orthographe rectifiée a été décliné ce mardi par le Grand Conseil neuchâtelois. La motion a obtenu 77% de non contre 20% de oui et trois abstentions

Le Grand Conseil neuchâtelois a décidé ce mardi de refuser la motion sur l'orthographe rectifiée proposé par l'UDC.  Le Grand Conseil neuchâtelois a décidé ce mardi de refuser la motion sur l'orthographe rectifiée proposé par l'UDC. 

Le Grand Conseil neuchâtelois a refusé mardi une motion de l'UDC demandant d'abandonner l'orthographe rectifiée. Le texte a été refusé par 77 non, 20 oui et trois abstentions.

Le Conseil d'Etat était opposé à la motion. « La langue est vivante et évolue, reflétant l'évolution de la société », a déclaré Crystel Graf, conseillère d'Etat en charge de l'éducation.

La Conférence intercantonale de l’instruction publique de la Suisse romande et du Tessin (CIIP) n'a pas imposé de nouvelles règles mais intégré une réforme de 1990. Les 14 principes ont été arrêtés pour l’enseignement du français dans les cantons romands, a ajouté Crystel Graf.

La conseillère d'Etat a rappelé que l'orthographe rectifiée a déjà été acceptée en France, au Québec, en Belgique et dans des cantons romands. « Evitons de faire du canton de Neuchâtel un îlot, avec un circonflexe ou sans », a-t-elle ironisé, en expliquant qu'il fallait préférer une position moderne, pragmatique et progressiste.

Consultation générale

L'UDC et 12 députés PLR ont voté en faveur de la motion. « L’étrangeté de la situation actuelle permet à une poignée de magistrats de modifier la langue utilisée par toute une population », a déclaré Roxann Durini. La députée UDC estimait que la décision de la CIIP du 9 juin 2021 était « unilatérale ».

La motion demandait d'organiser une consultation générale en incluant les cantons concernés et tout particulièrement les milieux de la culture, les écrivains, les didacticiens et les linguistes, afin de définir l’orientation des moyens d’enseignement sur ce point précis, ainsi que les processus d’intégration des évolutions du langage. « Il faut aider les élèves à surmonter les obstacles, plutôt que les éviter », a ajouté Roxann Durini. /ATS-aba


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