Le Grand Conseil vote un crédit pour la formation des médecins

Le Grand Conseil neuchâtelois investit pour la formation postgrade des médecins en Suisse. ...
Le Grand Conseil vote un crédit pour la formation des médecins

Le Grand Conseil neuchâtelois investit pour la formation postgrade des médecins en Suisse. Un crédit de 2,5 millions de francs sur 5 ans a été débloqué mardi par le législatif pour éviter à terme une pénurie de praticiens dans certaines disciplines

Les cantons de Suisse souhaitent éviter une pénurie de médecins dans certaines branches. (Photo libre de droits). Les cantons de Suisse souhaitent éviter une pénurie de médecins dans certaines branches. (Photo libre de droits).

Une somme de 2,5 millions sur 5 ans pour la formation postgrade des médecins. Mardi après-midi, le Grand Conseil neuchâtelois a accepté à l’unanimité – 99 voix – d’allouer un crédit d’engagement au Conseil d’État pour la mise en œuvre d'une convention sur les contributions des cantons aux hôpitaux.

Depuis 2012, les formations postgrades des médecins sont exclues des coûts à charge de l’assurance obligatoire des soins. Pour remédier à ce problème, la Conférence des directrices et des directeurs cantonaux de la santé a élaboré un projet de convention intercantonale pour financer ces études. À terme, celle-ci permettra aussi de pallier le manque de praticiens dans certaines disciplines en Suisse.

La convention entrera en vigueur le 1er janvier 2023.


Quelques bémols

Si ce projet a été plébiscité par le Grand Conseil, le député PLR et ancien chirurgien, Blaise Courvoisier, a émis quelques bémols. Selon lui, les médecins sont formés dans les hôpitaux universitaires - Lausanne, Genève ou Berne pour les plus proches - et restent sur place après leurs études, soit par choix ou parce que les cadres choisissent parmi les étudiants pour garnir leurs services.

Blaise Courvoisier, député PLR :

S’il appuie ce concordat, Blaise Courvoisier a appelé l’hémicycle à ne pas croire qu’il y aura automatiquement un retour sur investissement pour Neuchâtel. Selon lui, si la formation se faisait en Haute école, la probabilité de conserver des médecins qualifiés dans le canton serait bien plus élevée. /jha


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