Le canton de Neuchâtel ne veut pas changer de partenaire en lien avec la crise à la Fondation urgences santé (FUS) à Lausanne, qui gère notamment les appels vaudois et neuchâtelois au 144. Il va toutefois veiller à ce que la prestation soit toujours assurée à satisfaction à l'avenir.
Depuis de nombreux mois, la FUS « semble être dans une situation critique sur le plan de son personnel. Démissions en cascade, personnel en surmenage, nombreux arrêts maladie ont été confirmés par le Conseil d’État vaudois », s'est inquiété le PLR Fabio Bongiovanni, dans une interpellation.
« Nous avons toujours été mis au courant des difficultés », a déclaré mercredi le conseiller d'Etat neuchâtelois Laurent Kurth, en charge de la santé. La mise en veille de la centrale des médecins de garde pendant la nuit durant les fêtes « n'a pas entraîné de baisse de la qualité ».
La ligne de conduite dans ce dossier est tenue par le canton de Vaud mais un dialogue étroit existe avec les partenaires neuchâtelois, a ajouté le conseiller d'Etat. Le résultat de l'audit est attendu pour les prochaines semaines.
Centrale Jura-Fribourg : pas la même prestation
Le conseiller d'Etat a expliqué que le canton n'a pas l'intention de changer de partenaire. Dans une question, le député POP Armin Kapetanovic se demandait s'il n'était pas possible d'intégrer la centrale d’appels sanitaires urgents (CASU) Jura-Fribourg, qui semble moins chère.
Laurent Kurth lui a répondu que si la CASU était moins chère, c'est parce qu'elle n'offrait que les urgences et qu'elle ne proposait pas les urgences pédiatriques et la centrale des médecins de garde. /ATS-fwo













