Affaire LNM : l’ancien directeur donne sa version des faits

Jean-Jacques Wenger a comparu une nouvelle fois devant le Tribunal civil à Boudry lundi. L’ancien ...
Affaire LNM : l’ancien directeur donne sa version des faits

Jean-Jacques Wenger a comparu une nouvelle fois devant le Tribunal civil à Boudry lundi. L’ancien directeur de la société de navigation conteste son licenciement, qu’il juge abusif

Jean-Jacques Wenger était à la barre de la LNM entre 2006 et janvier 2017. Jean-Jacques Wenger était à la barre de la LNM entre 2006 et janvier 2017.

Quatrième passage devant la justice dans la cause qui oppose la Société de navigation sur les lacs de Neuchâtel et Morat (LNM) à son ancien directeur. Jean-Jacques Wenger, remercié début 2017, conteste son licenciement qu’il juge abusif. C’était son tour ce lundi de donner sa version des faits devant le Tribunal civil à Boudry, interrogé par son avocate Me Béatrice Haeny.

L’ancien directeur de la LNM dit avoir mal vécu la rupture de son contrat. « On se sent seul au monde, on se demande si ça vaut la peine de continuer, je suis tombé en dépression », a-t-il déclaré. Son licenciement lui aurait été signifié lors d’une discussion qui précédait une séance avec le personnel. Cette séance portait sur les résultats d’un audit qui avait mis en lumière des manquements au niveau de la gestion de la société notamment. Jean-Jacques Wenger estime avoir été « pendu haut et court » car l’ensemble des collaborateurs de la Ville de Neuchâtel auraient été avertis par courriel de son licenciement, alors que lui-même n'aurait eu accès à cet audit que six mois après avoir été remercié. Il a évoqué les difficultés à retrouver un nouvel emploi après que son histoire a fait le tour des médias romands.


Des marques de confiance aux yeux de l'ancien directeur

Interrogé sur la gestion des affaires courantes à la LNM, l’ancien directeur a indiqué s’être senti livré à lui-même avec un président du Conseil d’administration qualifié de peu disponible. Jean-Jacques Wenger dit aussi l’avoir interprété comme une marque de confiance. Dans cette ligne, il est revenu sur l’augmentation de salaire de 2'000 francs qui lui a été octroyée quelques mois avant son licenciement, en juin 2016, avec effet rétroactif au 1er août 2014.

Jean-Jacques Wenger a toutefois évoqué quelques situations problématiques qu’il a dû gérer sans l’aide du président du conseil d’administration : par exemple, celle d’un capitaine qui dormait lors des premières courses du matin, laissant un matelot non-qualifié à la barre.

Quant à la gestion financière problématique de la société fille Cap Gourmand, en charge de la restauration, Jean-Jacques Wenger a déclaré que les problèmes existaient déjà avant son engagement. D’autres audiences suivront encore dans cette affaire.

Dans une autre procédure, la Cour pénale avait blanchi Jean-Jacques Wenger en octobre 2020 des accusations de gestion déloyale et d'utilisation frauduleuse d'un ordinateur. /sbe


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