Vers une meilleure inclusion des personnes vivant avec un handicap

Le Grand Conseil neuchâtelois a validé mardi à l’unanimité un projet de loi qui prévoit entre ...
Vers une meilleure inclusion des personnes vivant avec un handicap

Le Grand Conseil neuchâtelois a validé mardi à l’unanimité un projet de loi qui prévoit entre autres la création d’un poste de préposé à l’inclusion. L’objectif est de favoriser l’autonomie des personnes souffrant d’un handicap

En 2017, 24,5% de la population neuchâteloise était limitée dans ses activités de la vie quotidienne par un handicap, selon le rapport soumis au Grand Conseil. (Photo d'illustration) En 2017, 24,5% de la population neuchâteloise était limitée dans ses activités de la vie quotidienne par un handicap, selon le rapport soumis au Grand Conseil. (Photo d'illustration)

« Cette loi est innovante et ambitieuse, car elle propose des avancées majeures et symboliques dans la reconnaissance du statut des personnes handicapées. La philosophie est de passer d'une vision centrée sur l'invalidité à une vision centrée sur la personne handicapée, qui doit devenir un citoyen à part entière », a déclaré Alain Ribaux, conseiller d'Etat. Avec cette nouvelle loi, Neuchâtel sera « le bon élève au niveau national et en est fier », a ajouté Alain Ribaux. Fribourg a une nouvelle réglementation depuis 2018, mais n'a pas créé de poste de préposé. Des travaux sont en cours en Valais et à Genève. Vaud a adopté une loi en mai.

A Neuchâtel, un poste de préposé à l’inclusion sera créé, tout comme une commission dévolue à ce domaine. Un plan d'action, issu d'un processus participatif, a été défini sur onze axes, dont la scolarité et la formation, le logement ou la vie professionnelle.


Commission des plaintes

Une commission des plaintes, qui pourra notamment traiter des questions d'inégalité et de discrimination, sera mise sur pied. Elle traitera aussi des plaintes envers les prestataires du dispositif de prestations.

La loi clarifie également la collaboration de l’Etat avec les institutions qui prennent en charge des personnes vivant avec un handicap. Une surveillance plus accrue du fonctionnement de ces institutions, jugées de qualité par Alain Ribaux, sera aussi mise en place, non pas dans une logique « d’ingérence ou de méfiance mais par nécessité de protéger ces personnes de toute maltraitance », a ajouté le conseiller d’Etat. Le gouvernement veillera aussi au bon usage des subventions qui s’élevaient à 59 millions de francs en 2019.

En ratifiant la Convention relative aux droits des personnes handicapées en 2014, la Suisse a dû changer de paradigme. Cette modification signifie désormais une égalité dans tous les domaines de la vie et une autonomie et auto-détermination dans l'accompagnement. /ats-sbe


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