Les députés neuchâtelois n'ont pas donné suite mardi à la pétition du SSP demandant une inclusion scolaire « réaliste, réfléchie et dotée de moyens ». Le syndicat avait déposé son texte à fin mars avec 2293 signatures pour éviter la fermeture de classes spécialisées qui jouent « un rôle fondamental » pour les élèves en décrochage
Le canton de Neuchâtel compte 9,91% d'élèves en classes spéciales, le plus haut taux de Suisse, contre 1,39% en moyenne helvétique. « Ce constat nous interroge et nous pousse à entamer une réflexion », a déclaré Crystel Graf, conseillère d'Etat en charge de l'éducation.
Un comité de pilotage est en train d'être mis en place avec les communes, les parents d'élèves, les syndicats, les directions d'école et le service de l'enseignement. « On veut tendre vers plus d'inclusivité. Une école, qui intègre, combat des attitudes discriminantes », a ajouté Crystel Graf.
Actuellement, aucune décision formelle de fermetures de classes n'a été prise, a expliqué la conseillère d'Etat. Des députés ont déploré que certaines directions d'école aient fermé des classes spéciales de manière prématurée, après avoir eu connaissance du taux neuchâtelois élevé.
Différences régionales
Dans sa pétition, le syndicat avait déclaré ne pas s’opposer au principe d’intégration défendue par le canton de Neuchâtel, « pour autant que le bien-être et les capacités des élèves soient systématiquement respectés », mais il défend une vision de l’inclusion beaucoup plus large.
C'est pourquoi le SSP considère comme nécessaire de maintenir et de renforcer l’enseignement spécialisé qui permet aux jeunes en grande difficulté de trouver un rythme adapté à leurs besoins. Le syndicat veut aussi que soient prises en compte les différences socio-économiques et socio-culturelles entre les régions du canton. /ATS-tbu













