Anorexie mentale : création d'une unité demandée

Le Grand conseil neuchâtelois a validé une motion populaire qui demande la mise sur pied d’une ...
Anorexie mentale : création d'une unité demandée

Le Grand conseil neuchâtelois a validé une motion populaire qui demande la mise sur pied d’une structure pour prendre en charge les personnes qui souffrent de troubles du comportement alimentaire

Le Grand conseil neuchâtelois veut agir pour venir en aide aux personnes souffrant de troubles du comportement alimentaire (photo : archives). Le Grand conseil neuchâtelois veut agir pour venir en aide aux personnes souffrant de troubles du comportement alimentaire (photo : archives).

Les députés neuchâtelois ont accepté mardi une motion populaire, munie de 143 signatures, demandant la création, dans l’un des centres hospitaliers du canton de Neuchâtel, d’une unité spécialisée dans la prise en charge des personnes atteintes de troubles du comportement alimentaire (TCA). Le texte a été approuvé par 87 oui, 9 non et 3 abstentions.

Actuellement, il est très difficile de se soigner dans le canton de Neuchâtel, où il n’existe plus d’unité de soins prenant en charge les TCA, comme cela se faisait auparavant à l’Hôpital de La Béroche. Les unités spécialisées sises dans les cantons de Vaud et de Genève offrent la priorité à leur population, si bien que les Neuchâtelois sont placés sur d’interminables listes d’attente, selon la motion.

« Quand l’urgence devient vitale, le Réseau hospitalier neuchâtelois (RHNe) accueille des anorexiques pour tenter leur re-nutrition, sans toutefois entreprendre un processus de soins visant une guérison, par manque de personnel spécialisé dans le domaine des TCA et par l’absence de mission liée à ces maladies », peut-on lire dans le texte.

Le Conseil d'Etat ne s'est pas opposé à la motion. Laurent Kurth a reconnu que « la prise en charge dans le canton n'est pas satisfaisante ».


Deux lits ouverts

Si le canton n'envisage pas de créer une unité spécialisée dédiée de type St-Loup (VD), le Centre neuchâtelois de psychiatrie (CNP) et le RHNe sont en train de développer un concept de prise en charge multidisciplinaire. À part l'ambulatoire, deux lits seront ouverts à Préfargier au sein du CNP.

Le concept prévoit aussi la sensibilisation des médecins généralistes et une articulation avec les professionnels de St-Loup. « On fera aussi la lumière » sur la possible attente des Neuchâtelois et on examinera au besoin la convention avec St-Loup, a ajouté le conseiller d'Etat. /ATS


 

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