Crédit de près de 9 millions pour rénover huit fromageries

Les députés neuchâtelois ont accepté mardi un crédit de 8,9 millions de francs, dont 4,7 millions ...
Crédit de près de 9 millions pour rénover huit fromageries

Les députés neuchâtelois ont accepté mardi un crédit de 8,9 millions de francs, dont 4,7 millions financés par la Confédération, pour moderniser huit fromageries du canton. Quelques Verts se sont opposés car ils ne voulaient pas subventionner une agriculture pas assez respectueuse de l'environnement

Le Grand Conseil a accepté un crédit de 8,9 millions de francs pour moderniser huit fromageries du canton. Le Grand Conseil a accepté un crédit de 8,9 millions de francs pour moderniser huit fromageries du canton.

Les coûts totaux des investissements pour la rénovation des fromageries se montent à 23,2 millions de francs. Après déduction de près de 9 millions de francs de soutien cantonal et fédéral, le reste sera financé par les porteurs de projet.

« La réalisation de ces différents projets aura pour effet de soutenir l’économie locale. Cela donnera des perspectives d’avenir à plusieurs sociétés de fromagerie du canton, leurs collaborateurs et, par conséquent, à des dizaines de familles paysannes leur livrant quotidiennement leur production laitière, ceci pour de nombreuses années », a déclaré Laurent Favre, conseiller d'Etat.

Le président du Conseil d'Etat a rappelé que 10% du Gruyère AOP est produit dans le canton de Neuchâtel. « On souhaite rester à un niveau de qualité élevé » et aider par exemple les fromageries qui souhaitent exploiter le potentiel qu'offre la production biologique, a ajouté Laurent Favre.

Plusieurs fromageries artisanales du canton ne répondent plus aux standards actuels en matière d’assurance qualité, d'efficacité énergétique et de rationalité du travail. « Les normes d'hygiène dans l'alimentation sont devenues plus sévères », a notamment précisé le chef du Département du développement territorial et de l'environnement.


Production du petit-lait

Plusieurs Verts ou Vert'libéraux se sont opposés ou se sont abstenus lors du vote. Ils ont notamment évoqué le problème de lisier, qui touche les nappes phréatiques et celui du fourrage qui est très majoritairement importé. Selon eux, l'augmentation de la production de fromages pourrait engendrer une production plus élevée de petit-lait, qui pourrait faire croître l'élevage de porcs, ces derniers s'en nourrissant.

Le conseiller d'Etat a répondu que la production porcine n'est pas en hausse dans le canton et que le petit-lait, qui alimente les porcheries, permet de fonctionner en circuit court, et donc de suivre les buts du développement durable. /ATS-tbu


 

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