Les Neuchâtelois ne se prononceront pas sur les communautés religieuses

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Les Neuchâtelois ne se prononceront pas sur les communautés religieuses

La reconnaissance des communautés religieuses ne passera pas automatiquement devant le peuple neuchâtelois. Le Grand Conseil a décidé de privilégier un projet de loi plus simple qui doit encore être accepté

Pour l'instant, seules les églises chrétiennes sont officiellement reconnues. (Photo: illustration). Pour l'instant, seules les églises chrétiennes sont officiellement reconnues. (Photo: illustration).

Les Neuchâtelois ne se prononceront pas sur la reconnaissance des communautés religieuses, ou du moins, pas pour l’instant. Mardi, les députés neuchâtelois ont refusé que chaque demande en ce sens ne soit soumise au référendum populaire et ce par 59 voix contre 47. En revanche, le Parlement devrait privilégier un projet de loi qui doit encore être accepté. Ce dernier éviterait aux Neuchâtelois de devoir se prononcer à chaque fois qu’une communauté religieuse souhaite être reconnue.

Pour l’instant, seules les églises catholique romaine, catholique chrétienne et réformée évangélique sont officiellement reconnues par l'Etat. Ce changement s’adresse donc avant tout aux communautés musulmanes, évangéliques et juives. La reconnaissance donnerait le droit à ces communautés de percevoir une contribution volontaire de leurs membres par le biais de l’Etat ou encore d’accéder à des locaux dans les écoles pour enseigner, en dehors des heures scolaires.


Référendum décourageant

Un référendum aurait pu décourager une communauté à demander une reconnaissance par crainte d'une campagne « simplificatrice et caricaturale», a déclaré en substance le conseiller d'Etat Laurent Kurth. « Le but n'est pas de semer des embûches supplémentaires », a expliqué le député socialiste Thomas Facchinetti. « Nous voulons aller de l'avant dans la reconnaissance et faire preuve de tolérance, d'ouverture, mais sans naïveté », a-t-il ajouté. Le Vert Jean-Jacques Aubert, a rappelé que la reconnaissance d'une communauté n'entraîne pas de facto une subvention ou un carré dédié dans un cimetière. 


La droite mécontente

La droite voulait que la population puisse s'exprimer sur ce sujet. « Les autorités neuchâteloises ne doivent pas être les seules à décider. Les communautés religieuses sont dans le quotidien de la population par leur culte, leurs rites et leurs croyances. Qui peut se proclamer meilleur juge que le peuple lui-même ? », a noté l'UDC Niels Rosselet-Christ. Selon lui, la population a droit au référendum pour que cela ne soit pas contestable.

Du côté du PLR, on estime aussi que ce sujet est plus important que certains ne veulent le faire croire. « Si ce projet existe depuis fin 2000, le monde a bien changé depuis » a déclaré la députée PLR Béatrice Haeny.

Les députés vont poursuivre mercredi leur débat sur le sujet, l'entrée en matière sur la Loi sur les communautés religieuses ayant été acceptée. /ATS-jha


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