La reconnaissance des religions divise le Grand Conseil

Les députés neuchâtelois ont accepté la Loi cantonale sur la reconnaissance d’intérêt public ...
La reconnaissance des religions divise le Grand Conseil

Les députés neuchâtelois ont accepté la Loi cantonale sur la reconnaissance d’intérêt public des communautés religieuses au terme d’un débat nourri

Photo : illustration. Photo : illustration.

Neuchâtel s’est doté d’une Loi sur la reconnaissance d’intérêt public des communautés religieuses. Le Grand Conseil a accepté mercredi le projet qui lui était soumis par 62 voix contre 43 et 4 abstentions. La veille, les députés avaient décidé que les Neuchâtelois ne se prononceraient pas sur les communautés religieuses.

L’UDC souhaitait amender le texte pour rendre obligatoire des prêches uniquement dans une lange nationale. Une proposition balayée par 100 voix contre 6 par le plénum, qui a considéré que la religion est un domaine très personnel et que l’Etat n’a pas à y mettre son grain de sel. Marc-André Nardin (PLR) a estimé qu’une telle obligation serait contraire aux droits de la personnalité.

« Comment peut-on justifier que la communauté italienne puisse continuer à prêcher dans sa langue, mais pas les Espagnols ? » s’est interrogé le député vert-libéral Mauro Moruzzi.


Pas d'interdiction de financement étranger

Les élus ont également refusé nettement – à 101 voix contre 5 – un autre amendement UDC qui voulait interdire « tout financement en provenance d'un État tiers ou d'une organisation étrangère ». Une interdiction à la fois difficile à appliquer et dont les risques sont couverts par l’exigence de transparence précisée dans loi.

Le projet de loi propose à son article 29 de permettre aux communautés reconnues de dispenser un enseignement religieux dans les locaux de l’école publique. Un point qui a soulevé le débat. L’UDC s’y est opposée par un amendement. Le socialiste Thomas Facchinetti a plaidé « pour une laïcité d’ouverture et non d’exclusion ».  

Le popiste Cédric Dupraz a lui estimé que la religion, quelle qu’elle soit, n’a pas sa place à l’école. 

Cet avis était partagé par l’UDC : Niels Rosselet-Christ a précisé que son parti était prêt à revenir avec une proposition qui interdirait toute présence des religions à l’intérieur des locaux scolaires. L’amendement a finalement été refusé par 62 voix contre 43 et 3 abstentions.

L’UDC annonce d’ores et déjà qu’il compte lancer un référendum. De son côté, le PLR organise jeudi une conférence de presse pour présenter le lancement d’un référendum. /mwi


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus