Le frein à l’endettement reste en place, mais ses mécanismes sont assouplis. Le Grand Conseil neuchâtelois a accepté mardi une proposition du Conseil d’État en ce sens par 85 voix contre 25 et 1 abstention.
Les deux partis gouvernementaux, le PS et le PLR, ont soutenu le projet. Les autres groupes n’ont pas été convaincus par la proposition. Pour l’UDC, cet assouplissement ouvre la voie à des dépenses inconsidérées. Pour le groupe POP-verts-sol, le frein reste trop contraignant et devrait être supprimé pour éviter de devoir trouver des manières de le contourner.
Le rapport accepté par le législatif donne une plus grande priorité à l’investissement. Le texte réduit également l’influence des variations conjoncturelles. Ses effets ne se feront pas sentir tout de suite : il faudra attendre le budget 2020 pour qu’il soit appliqué.
Le rapporteur du groupe PLR ne parle pas d'assouplissement des mécanismes du frein à l'endettement. Damien Humbert-Droz:
Anecdote estivale, le vote d’entrée en matière a eu lieu à l’ancienne, le système informatique ayant mal supporté la chaleur. Les députés ont dû se lever et être comptés. Un redémarrage a rétabli la situation. /mwi













