La parité refusée au Parlement neuchâtelois

Il n’y aura pas de parité hommes-femmes au parlement neuchâtelois dès la prochaine législature ...
La parité refusée au Parlement neuchâtelois

Il n’y aura pas de parité hommes-femmes au parlement neuchâtelois dès la prochaine législature. Le Grand Conseil a enterré le projet mercredi à midi

Le parlement siégeait mercredi au Château. Le parlement siégeait mercredi au Château.

La parité hommes-femmes passe à la trappe. Le Grand Conseil neuchâtelois a refusé l’entrée en matière sur un projet de décret défendu par la gauche. Le parlement a torpillé mercredi à midi le dossier en refusant l’entrée en matière par 55 « non » contre 52 « oui ». La droite et le POP s’opposaient au projet.

L’objectif était d’assurer une meilleure représentation féminine au sein du législatif cantonal. Le futur Grand Conseil, composé de 100 membres dès la prochaine législature, aurait regroupé 50 femmes et 50 hommes. L’élection se serait faite de manière séparée ; en même temps pour chaque moitié du parlement. Afin de lancer une dynamique positive, cette mesure se serait appliquée aux élections de 2021, 2025 et 2029.

Le gouvernement a dit partager les objectifs du texte. Toutefois, aux yeux du collège, cette grande modification tombait au moment où entrera en vigueur la circonscription unique. Un timing mal choisi, aux yeux du Conseil d'Etat.

Le dossier avait déjà été refusé en commission. En plénum, la droite s’y est largement opposée, tant dans les groupes PLR, UDC que Vert’libéral-PDC. Pour la cheffe du groupe PLR Béatrice Haeny, le projet de loi présentait un risque d'annulation par le Tribunal fédéral parce qu'il risquait d'être contraire à la Constitution fédérale. La Haute Cour estime en effet qu'un quota viole la liberté de l'électeur de pouvoir être élu et élire tout un chacun. Béatrice Haeny estime toutefois que des efforts peuvent être faits au niveau des partis :

Le groupe PVS était, lui, divisé : le POP était opposé au projet, les Verts et SolidaritéS le soutenaient. Le POP a une nouvelle fois justifié sa position mercredi matin. Il estime notamment que le projet réduit la liberté de l’électeur : la législation aurait imposé aux citoyens une parité mécanique. Le POP a fait pour sa part toute une série de propositions pour augmenter le nombre de femmes au parlement.

Le PS voyait dans ce projet la possibilité de faire un pas de géant en avant dans l’équité hommes-femmes. Pour la présidente du PS, Florence Nater, ce refus est un perçu comme un échec :

Une seconde lecture parlementaire aurait dû avoir lieu à la rentrée, puisque ce projet exigeait une modification de la Constitution. Le canton de Neuchâtel aurait été le premier à légiférer en la matière alors que le peuple aurait dû se prononcer. /aju



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