Un pas de plus pour le droit de vote à 16 ans

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Un pas de plus pour le droit de vote à 16 ans

Les jeunes Neuchâtelois qui en font la demande devraient se voir octroyer le droit de vote à 16 ans, en tous cas aux yeux du Grand Conseil neuchâtelois qui s’est exprimé mardi soir en première lecture

Le parlement s'est exprimé mardi en milieu de soirée. Le parlement s'est exprimé mardi en milieu de soirée.

Le Grand Conseil neuchâtelois entend les jeunes. Le parlement a accepté mardi soir en première lecture l’initiative constitutionnelle populaire cantonale qui propose d’octroyer le droit de vote dès 16 ans sur demande.

Les députés de gauche et les jeunes – qui se sont relayés à la tribune lors de  l’entrée en matière – ont fait pencher la balance : la proposition a été soutenue par 59 voix contre 46.

« Les jeunes manifestent, débattent, proposent, offrent des alternatives. Que veut-on de plus de la part des jeunes pour leur octroyer le droit de vote ? » s’est interrogé le rapporteur du groupe socialiste Baptiste Hunkeler, président du comité d’initiative. Sera Pantillon, la rapporteuse du groupe PopVertsSol, a rappelé que le canton de Neuchâtel est régulièrement précurseur dans l’octroi des droits de vote, que ce soit aux femmes ou aux étrangers. Il doit désormais le faire en faveur des jeunes. Le droit de vote dès 16 ans sur demande, c’est aussi la possibilité de mettre en pratique ce qui a été appris à l’école obligatoire, selon Mireille Tissot Daguette, jeune rapporteuse du groupe Vert’libéral-PDC.

Des arguments qui ont été balayés par un autre jeune député, le libéral radical Quentin Di Meo. Le Vallonnier juge que si certains objectifs sont « respectables », le chemin proposé par le texte « n’est pas le bon ». Notamment « au niveau de la cohérence du texte : il n’est pas logique de différencier la majorité civile et pénale, fixée à 18 ans ». Niels Rosselet Christ a indiqué que l’UDC s’opposerait au texte : il craint « un formatage politique de la jeunesse (…) en raison d’habitudes sociales que l’on n’a pas à 18 ou 20 ans ».

Le camp du statu quo a reçu un vibrant soutien du député POP Daniel Ziegler. Le Chaux-de-Fonnier voit dans l’abaissement de l’âge « une perversion extrêmement grave de l’idéal républicain » : il en va selon lui « du respect des institutions ». Et le président du POP neuchâtelois de s’interroger : « depuis quand y a-t-il une citoyenneté à la demande ? C’est une conception consumériste de la société ! »

Entretien avec Daniel Ziegler:

Le gouvernement a soutenu ce qu’il estime être un « élargissement de la démocratie et un laboratoire de la vie civique ».


Seconde lecture en juin

Cette décision du parlement n’est qu’un pas de plus pour le droit de vote à 16 ans sur demande dans le canton de Neuchâtel. Le parlement cantonal devra se prononcer une nouvelle fois en seconde lecture lors de la session du mois de juin. S’il confirme son vote, le peuple devra également s'exprimer puisqu’il s’agit d’une modification de la Constitution neuchâteloise. /aju


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