Neuchâtel veut vendre la Villa Perret

Le Conseil communal a indiqué à deux commissions du législatif avoir trouvé un acquéreur prêt ...
Neuchâtel veut vendre la Villa Perret

Le Conseil communal a indiqué à deux commissions du législatif avoir trouvé un acquéreur prêt à reprendre le bien immobilier pour 2,2 millions de francs. En 2012, la Ville avait racheté la villa pour 3,8 millions

La maison de maître est située à Monruz. La maison de maître est située à Monruz.

Rebondissement pour la Villa Perret. La Ville de Neuchâtel souhaite vendre la maison de maître située à Monruz. C’est ce qui figure dans un rapport adressé à deux commissions du législatif. En rachetant ce bien en 2012, le Conseil communal avait déclaré vouloir « vite utiliser cette magnifique maison ».

Sept ans plus tard, l'exécutif indique avoir trouvé un acquéreur prêt à mettre un peu plus de 2 millions de francs sur la table pour reprendre la villa et y développer un projet entrepreneurial innovant. En 2012, le Conseil communal avait pu acheter la Villa Perret pour 3,8 millions, alors qu’elle était estimée à plus de 7 millions. Aujourd’hui, la Ville a fait réévaluer l’objet, qui cette fois a été estimé à 2,2 millions. La parcelle a toutefois été réduite : « elle équivaut à environ 30% de la surface achetée en 2012 », tient à préciser le conseiller communal Fabio Bongiovanni. De plus, la Commune restera propriétaire du sud de la parcelle pour permettre l’agrandissement de la plage de Monruz. Le Conseil communal estime enfin que le nouvel acquéreur devra réaliser des travaux évalués à 3 millions de francs tout en respectant le patrimoine historique de la villa.

Dans son rapport, l'exécutif se réjouit de vendre l’objet à « des entreprises innovantes avec à la clé la création d’une vingtaine d’emplois ». Il n’en dit pas plus sur l’identité de l’acheteur : étant donné que des négociations sont en cours, la Ville communiquera une fois la transaction finalisée, d’ici une quinzaine de jours.

Certains membres du législatif s’inquiètent toutefois de cette transaction. C’est d’abord le temps nécessaire (sept ans) à cette vente qui interpelle. D’autres élus regrettent aussi la vente : ils jugent que le patrimoine immobilier et historique est « bradé ». Enfin, certains membres regrettent l’absence d’un droit de superficie afin que la Ville reste maîtresse du sol.

Dans le plan de situation transmis aux commissaires, on distingue clairement que le sud de la Villa Perret sera aménagé en plage publique. Dans le plan de situation transmis aux commissaires, on distingue clairement que le sud de la Villa Perret sera aménagé en plage publique.

Le législatif demande une analyse complète

Cette vente intervient alors que l’avenir de la parcelle de la rue Jehanne-de-Hochberg n’est toujours pas défini. Mais cette transaction fait aussi écho à une motion débattue lors de la dernière séance du législatif. Le groupe PLR a demandé à l’exécutif d’étudier les coûts, les moyens d’améliorer la rentabilité et les éventuelles opportunités de se dessaisir de chaque propriété vide appartenant à la Ville. Les libéraux radicaux estiment que de trop nombreuses propriétés en mains communales sont vides et génèrent des coûts et un manque à gagner pour la collectivité publique. Le groupe demande au Conseil communal une analyse complète de la situation, analyse qui devra notamment porter sur l’ancienne école de police du Chanet, le home bâlois et… la Villa Perret. Lundi soir, la motion a été adoptée à l’unanimité. Elle a toutefois fait l’objet d’un amendement exigeant que l’étude soit faite en respect de la politique immobilière validée par le Conseil général. /aju


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