Le Grand Conseil veut augmenter l’impôt des frontaliers

Le parlement cantonal a accepté un postulat qui propose de doubler le taux de rétrocession ...
Le Grand Conseil veut augmenter l’impôt des frontaliers

Le parlement cantonal a accepté un postulat qui propose de doubler le taux de rétrocession de la masse salariale des frontaliers. Le Conseil d’Etat va maintenant inciter la Confédération à faire passer le pourcentage de 4,5 à 9%

La décision d'augmenter le taux de rétrocession doit être prise par Berne. La décision d'augmenter le taux de rétrocession doit être prise par Berne.

Le Grand Conseil neuchâtelois veut ponctionner plus sévèrement les frontaliers. Par 109 voix et quatre abstentions, le Parlement demande à la Confédération de renégocier au plus vite avec la France, la rétrocession à 9% de la masse salariale au lieu de 4,5%. Cette requête intervient alors que les frontaliers au chômage pourraient bientôt être indemnisés par la Suisse et non plus par la France.

Selon le PLR, la Commission européenne veut créer une nouvelle loi pour que tout salarié soit pris en charge par l’assurance-chômage du pays dans lequel il a exercé sa fonction durant l'année précédente. Pour le parti de droite, cette décision est inéquitable au vu du taux de rétrocession de 4,5% de la masse salariale brute.

Selon le PLR, si cette décision entre en vigueur, la rétrocession actuelle ne serait plus une contribution adéquate par rapport notamment aux désagréments liés au trafic pendulaire et à la discrimination indirecte au travers du salaire. Avec l'augmentation du taux de rétrocession, le PLR avance que l’implantation et l’implication des frontaliers sur le territoire neuchâtelois seraient aussi renforcées. /jha



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