Swatch perd des plumes sur les marchés

Après un premier semestre d’euphorie, plusieurs facteurs d’incertitude ont pesé sur les places ...
Swatch perd des plumes sur les marchés

Après un premier semestre d’euphorie, plusieurs facteurs d’incertitude ont pesé sur les places financières. Parmi les reculs les plus spectaculaires, le titre du Swatch Group a perdu environ 30% de sa valeur sur un an

Un début de ralentissement sur les marchés asiatiques a pesé sur le cours de certains titres, malgré de très bons résultats d'exportation pour les horlogeries suisses. (illustration) Un début de ralentissement sur les marchés asiatiques a pesé sur le cours de certains titres, malgré de très bons résultats d'exportation pour les horlogeries suisses. (illustration)

L’année avait commencé sur les chapeaux de roue. Pourtant, de nombreux titres suisses vont clôturer 2018 dans le rouge. C’est notamment le cas du Swatch Group qui a connu une année en dents de scie. Après une forte hausse de plus de 20% durant la première moitié de l’année, le titre s’est effondré à -30% de sa valeur d’il y a un an.

Le titre de Swatch a culminé à près de 500 chf (environ +24 %) avant de s'effondrer à moins de 290 chf à la fin du mois de décembre (-30%). (source: Google). Le titre de Swatch a culminé à près de 500 chf (environ +24 %) avant de s'effondrer à moins de 290 chf à la fin du mois de décembre (-30%). (source: Google).

Cette situation baissière s’explique par plusieurs facteurs d’incertitude, dont les récentes attaques de Donald Trump contre la Banque centrale américaine (Fed) qui a choisi de relever ses taux d’intérêt. La guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis, les négociations sur le Brexit et les accrochages entre l’Union européenne et l’Italie autour de son budget ont également participé à cette dégradation.

L'analyse de Jean-Paul Jeckelmann, responsable des investissements à la banque Bonhôte:

Pour le secteur horloger suisse, ces mauvaises performances sont avant tout financières et se sont pas nécessairement révélatrices d'une mauvaise santé en termes d’économie réelle. Selon Jean-Paul Jeckelmann, responsable des investissements à la banque Bonhôte, la chute du titre de Swatch est le résultat d’un phénomène d’anticipation : les investisseurs s’attendent à voir ralentir la demande asiatique, premier marché pour l'horlogerie suisse, alors que les exportations se sont plutôt bien portées cette année. Pour lui, « il suffirait d’un ou deux bons chiffres en début d’année pour que l’action reprenne des couleurs ». /vja


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