Pas de psychodrame budgétaire

Le budget 2019 de l’État de Neuchâtel a passé la rampe du Grand Conseil mercredi, même s’il ...
Pas de psychodrame budgétaire

Le budget 2019 de l’État de Neuchâtel a passé la rampe du Grand Conseil mardi, même s’il ne satisfait personne

Contrairement à la mouture 2018, le budget 2019 n'a pas provoqué de tremblement de terre politique à Neuchâtel. Contrairement à la mouture 2018, le budget 2019 n'a pas provoqué de tremblement de terre politique à Neuchâtel.

Le compromis l’a emporté mardi au Grand Conseil neuchâtelois. Les députés ont accepté un budget 2019 amendé par 79 contre 16 et 20 abstentions. Le projet final prévoit un déficit de 17,9 millions de francs. Il est issu d’un compromis négocié par la Commission financière, dont l’amendement a été accepté par 99 voix contre 7 et 9 abstentions.

L’entrée en matière avait été largement acceptée en milieu d’après-midi, par 113 voix contre une. Seul Jean-Daniel Jeanneret, élu PLR et directeur de la clinique Montbrillant l'a refusée, en raison des prestations d’intérêt général octroyées à l’Hôpital neuchâtelois. Une prise de position qui ne trouble pas le principal intéressé.

Soutien timide

Si les autres députés ont soutenu le budget 2019, ils l’ont fait du bout des lèvres. À gauche, tant le parti socialiste que le groupe POP-Verts-Sol ont relevé que les propositions du Conseil d’État concernant les subsides à l’assurance maladie et l’argent de poche des personnes en EMS étaient inacceptables. Pour Fabien Fivaz (PVS), « prendre aux pauvres pour donner aux plus pauvres ne rentre pas dans notre vision de la solidarité ». La gauche ne s’est ralliée au budget que grâce au compromis trouvé par la commission financière, qui atténue la baisse des subsides pour les familles en augmentant les charges de 1,5 million de francs et celle de l’argent de poche des personnes en EMS en partageant l’effort avec les bénéficiaires de l’AI séjournant en institution. Des mesures compensées pour ne pas péjorer le budget.


Climat constructif

Pour la droite, il est nécessaire de s’interroger sur les prestations à maintenir ou non dans le canton. « Notre canton reste aux soins intensifs, et ce pour quelques années encore, » a dit le député PLR Nicolas Ruedin à la tribune. Quant à l’UDC Niels Rosselet-Christ, il a estimé que « les dépenses de l’État doivent baisser si l’on veut sortir la tête de l’eau ». Le groupe vert-libéral-PDC, par l’intermédiaire de Mauro Moruzzi, a exprimé la pensée de nombreux députés : « comme tout compromis, ce projet ne peut pas provoquer l’enthousiasme, » mais l’élu a aussi relevé le climat plus constructif des discussions en commission par rapport à l’an dernier.

Dans sa réponse, le conseiller d’État responsable des finances, Laurent Kurth, a rappelé que la rigueur devait être maintenue. « Nous ne sommes pas au bout du tunnel mais il est maintenant perceptible, » a-t-il affirmé.

En début de soirée, les députés ont largement accepté la modification de la Loi sur les finances de l’État et des communes (LFinEC) par 100 voix et 5 abstentions et la modification de la Loi sur l’aide aux communes par 106 voix et 3 abstentions. /mwi


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