Le frein à l’endettement remis en cause. Une motion populaire demandant de supprimer ce mécanisme a été adoptée par 57 voix contre 56 mercredi par le parlement neuchâtelois. La gauche a soutenu le texte, affirmant que ce frein ne satisfaisait plus personne et était davantage un moteur de discorde et de blocage. Elle veut inverser la vapeur et investir pour stimuler plutôt que s’enfermer dans une spirale de réduction des dépenses et des prestations.
La droite et le gouvernement ont tenté de s’opposer en vain à cette motion. L’UDC a rappelé que c’est le peuple neuchâtelois qui a accepté ce mécanisme, alors que le PLR a souligné qu’une suppression du frein était dangereuse et irresponsable. Le Conseil d’État a reconnu que cet outil n’était plus satisfaisant, mais il a précisé qu’une discussion allait être lancée pour l’adapter. Ce mécanisme a fait ses preuves, estime le gouvernement, et personne n’a intérêt à abolir toute forme de contrôle et ainsi affaiblir l’État en le laissant dériver financièrement. Il devra maintenant revenir devant le parlement avec un rapport qui répond à la demande de la motion populaire. /mvr













