Jean-Luc Pieren évincé du bureau du législatif vaudruzien

L’UDC Jean-Luc Pieren ne deviendra pas le vice-président du Conseil général de Val-de-Ruz. ...
Jean-Luc Pieren évincé du bureau du législatif vaudruzien

L’UDC Jean-Luc Pieren ne deviendra pas le vice-président du Conseil général de Val-de-Ruz. C’est l’indépendant Vincent Martinez qui a été élu à sa place et par applaudissements

Jean-Luc Pieren n'accède pas à la vice-présidence du Conseil général de Val-de-Ruz. Jean-Luc Pieren n'accède pas à la vice-présidence du Conseil général de Val-de-Ruz.

 

L’UDC Jean-Luc Pieren aurait dû accéder lundi soir, à la vice-présidence du Conseil général de Val-de-Ruz. Le groupe PLR a reconnu ses qualités politiques mais a mis en doute sa capacité à rassembler la population. Les libéraux-radiaux craignent que le différend qui oppose dans une affaire privée le représentant agrarien à certains membres du Conseil communal ne se ressente dans les débats. Avant le vote de l’assemblée, le groupe libéral-radical a précisé qu’il retirerait son candidat, si l’UDC avait quelqu’un d’autre à proposer.

Au final, et en l’absence de Jean-Luc Pieren arrivé en retard à la séance, c’est l'indépendant Vincent Martinez qui a été élu par applaudissements.

Ce renouvellement du bureau du Conseil général, qui a vu le socialiste Cédric Senn accéder à la présidence, a occupé le législatif plus longtemps que le plat de résistance de la soirée, les comptes 2017. L’exercice, qui se solde par un déficit de 3,6 millions de francs absorbé grâce à un prélèvement dans les réserves, a été accepté à l’unanimité.

La commission de gestion et des finances a fait part de son indignation de voir le Conseil communal qualifié l’exercice de bon, un avis qu’elle ne partage pas.

Les socialistes ont salué la transparence du rapport qui permet de se rendre compte du travail accompli et de la faible marge de manœuvre de l’exécutif.

Le PLR a souligné que lors de sa séance de préparation, les délibérations avaient porté sur l’avenir et les douloureuses décisions qui devront être prises suite au vote du 10 juin au cours duquel la population a rejeté l’augmentation de 5 points du coefficient fiscal.

Le groupe des Verts s’est dit convaincu de l’efficacité avec laquelle la commune est gérée.

De son côté, l'UDC a souligné la légitimité que le scrutin du 10 juin lui avait donné pour ses actions futures. Jean-Luc Pieren, arrivé entre temps, a promis que le résultat de l’étude actuellement menée par la Commission financière sur les salaires dans l’administration communale ferait l’objet d’une réaction de la part de son parti. Il a également demandé que l’exécutif convoque la députation vaudruzienne au Grand conseil afin que celle-ci puisse faire front commun lorsque le canton se penchera sur la réforme de la péréquation financière. Le chef des finances de la commune a rappelé que les élus de Val-de-Ruz au Château étaient invités plusieurs fois par année et que la péréquation avait déjà été discutée à l’occasion de ces séances.

Avant un apéritif offert par le parti socialiste à l’occasion de l’accession de son représentant à la présidence, le Conseil général a classé quatre postulats en lien avec les transports publics.

Il a également remis à plus tard l’étude d’une motion du PLR concernant les travaux de la traversée de Chézard-Saint-Martin. L’urgence demandée par les libéraux-radicaux n’a pas atteint la majorité des deux tiers requise pour son acceptation.

Concernant ces travaux, le chef du dicastère ad hoc a donné des explications sur le retard pris par le chantier. Une des entreprises en lice a fait recours contre son éviction. L’affaire est entre les mains du Tribunal fédéral qui doit décider s’il y aura ou non un effet suspensif. /cwi

 


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