Le budget de tous les compromis

Le canton de Neuchâtel a un budget pour l’année 2018. Le Grand Conseil a accepté mardi soir ...
Le budget de tous les compromis

Le canton de Neuchâtel a un budget pour l’année 2018. Le Grand Conseil a accepté mardi soir un projet remanié qui prévoit un déficit de 38 millions de francs

Le budget devait réunir les trois cinquièmes des députés, soit 69 voix au moins. Le budget devait réunir les trois cinquièmes des députés, soit 69 voix au moins.

Deux mois après le refus de la première mouture, le Grand Conseil neuchâtelois a accepté mardi soir un budget 2018 bis par 92 voix contre 15 et 8 abstentions. Le texte prévoit un déficit de 38 millions de francs et ne respecte pas le frein à l’endettement pour la deuxième année consécutive. Il est le fruit d’un consensus, comme l’a exprimé le député socialiste Jonathan Grétillat : « ce budget de la dernière chance est le résultat d’un compromis de tous les bords : un déficit encore très important pour la droite et des coupes douloureuses pour la gauche. »

L’amélioration du budget par rapport à la version refusée en décembre provient pour deux tiers de réduction de charges et pour un tiers d’une augmentation des recettes.

La diminution d’un million de francs de la participation de l’État à l’Université de Neuchâtel a divisé l’assemblée. Mauro Moruzzi, député Vert’libéral, a qualifié cette mesure d’inacceptable. Mais cette coupe n'a pas suffi à faire capoter le projet.

Côté gouvernement, si le Conseil d’État a fait le choix d’accepter les propositions soumises au Grand Conseil « puisqu’elles font partie d’un tout, » Laurent Kurth a précisé que « certaines de ces mesures seront très dures à mettre en œuvre dans un temps aussi limité, » tout en précisant que certaines d'entre elles font partie du plan de législature qui sera présenté prochainement devant le Grand Conseil.

Ce compromis est aussi un message pour l'avenir, selon le député PLR Andreas Jurt : « Si ce budget peut donner des ailes au Conseil d’État pour implémenter son programme de législature 2018-2021, allons-y ! »

Tous les intervenants se sont accordés pour rappeler que le frein à l’endettement n’aura pas été respecté deux ans de suite. La loi ne prévoit pas une troisième exception consécutive. Or, Laurent Kurt l’a martelé, « l’échéance 2019 s’annonce elle aussi très difficile. » Le chef des finances a indiqué que le gouvernement viendrait devant le Parlement avec des mesures transitoires pour ne pas avoir à étouffer le canton en raison des contraintes liées au frein à l’endettement. /mwi

Un ouf de soulagement pour le ministre des finances, Laurent Kurth :


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