Fiscalité : le PLR prévoit un référendum

Les Libéraux radicaux neuchâtelois prévoient un référendum. Le parti veut lutter contre l’abrogation ...
Fiscalité : le PLR prévoit un référendum

Les libéraux radicaux neuchâtelois prévoient un référendum. Le parti veut lutter contre l’abrogation de la baisse d’impôt décidée par le Grand Conseil en décembre. Une baisse qui avait été votée fin 2016 au Parlement alors à majorité de droite

Le parti libéral radical neuchâtelois dépose une annonce préalable de référendum. Il compte lutter contre l’annulation de la baisse d’impôt qu’il avait réussi à faire passer en décembre 2016 devant le Grand Conseil. Pour le PLRN, ce revirement du parlement est inacceptable et il n’assainira pas l’état des finances cantonales.

Cette annonce fait suite à l’échec en décembre d’un consensus sur le budget 2018 de l’Etat de Neuchâtel. La majorité de gauche a décidé de modifier dès 2019 le barème fiscal des personnes physiques, entré en vigueur le 1er janvier 2017. Le PLR estime que cela se traduit par une hausse d’impôts qui portera un nouveau coup dur à l’attractivité du canton.

En décembre 2016, après de longues négociations, le Grand Conseil alors à majorité de droite avait accepté une baisse de la fiscalité pour les Neuchâtelois disposant d’un revenu annuel d'au moins 60'000 francs. Pour le PLR, décider aujourd’hui de faire machine arrière est une erreur, raison pour laquelle le parti annonce le lancement d’un référendum.  

Pour que les Neuchâtelois puissent se prononcer, les 4'500 signatures doivent être récoltées d’ici à la mi-mars.

 

Réaction du PS

Le parti socialiste s’étonne de la position du PLR. Le chef du groupe au parlement Baptiste Hurni indique que le PS avait proposé un terrain d’entente au PLR. « Le compromis était de ne pas revenir à l’ancien système en 2018, année lors de laquelle le gouvernement a promis une réforme fiscale. La baisse du PLR n’aurait été appliquée qu’en 2019, en cas d’échec de la réforme de la fiscalité ». Un compromis refusé par le PLR. Du coup, aux yeux du PS, les libéraux radicaux portent la responsabilité de la situation actuelle.

 

Quid du budget ?

Reste que l’entrée en vigueur de certaines lois peut surprendre alors que le budget 2018 n’a pas trouvé un consensus suffisamment large au parlement. Les 3/5e du Grand Conseilé étaient requis. Les lois votées ne sont pas remises en cause puisque indépendantes du budget.

 

Déception gouvernementale

De son côté, le gouvernement fait part de sa déception à la suite de l’annonce du PLRN. Le Conseil d’Etat indique qu’un référendum met en péril la réforme de la fiscalité qu’il espère proposer cette année. /aju


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