Deux semaines de réflexion entre le vote d’entrée en matière et les débats proprement dits et près de deux heures de suspension de séance n’ont pas suffi : le Grand Conseil neuchâtelois ne semble pas prêt à voter le budget 2018 de l’État.
Au moment de la pause, gauche et droite n’ont pas encore trouvé de compromis. Le parti socialiste a indiqué être prêt à accepter des mesures à hauteur d’un peu moins de cinq millions de francs, mesures dont certaines vont à l’encontre des idéaux qu’il défend. Des efforts que le PLR « ne renie pas », selon les termes du député Olivier Lebeau, mais qui sont insuffisants aux yeux de la droite.
Amendements à la pelle
Au moment de la pause, certains amendements avaient déjà été votés. Le parlement a notamment accepté de revoir à la hausse la subvention à la lecture publique (+50'000 francs), mais a refusé de faire de même pour le Bibliobus.
Les élus ont également refusé d’augmenter le nombre d’élèves dans les classes des cycles 1 et 2 dès la rentrée 2018. La mesure reste toutefois au menu du plan de législature du Conseil d’État. Ils ont en revanche accepté d’allouer 500'000 francs au renforcement du soutien à l’intégration des élèves à besoins particuliers.
L'acceptation ou le refus des amendements ne présage pas du sort du budget lui-même. Avec un déficit prévu qui ne respecte pas le frein à l'endettement, celui-ci doit trouver grâce auprès des trois cinquièmes des députés.
Interrompue pour la pause à 18h, la séance reprend à 19h30. /mwi












