Le budget 2018 de l’État de Neuchâtel est loin d’être acquis. Après l’examen de détails mardi après-midi, le Grand Conseil a suspendu sa séance pour tenter de trouver un accord de dernière minute.
Le projet initial du Conseil d’État prévoyait un déficit de 66 millions de francs. Un montant péjoré par la décision prise le 5 décembre de ne basculer qu’un seul point d’impôt des communes vers le Canton. La commission financière, de son côté, a proposé des amendements qui permettaient de réduire le déficit à 48,5 millions de francs.
Aucune des deux propositions ne semble en mesure de réunir les trois cinquièmes des députés nécessaires pour un budget qui ne respecte pas le frein à l’endettement. Reste que les groupes semblent prêts à trouver un terrain d’entente. Pour le socialiste Baptiste Hurni, « personne n’a intérêt à faire le grand saut dans l’inconnu d’un canton sans budget ». Le PLR Olivier Lebeau, de son côté, « salue le travail réalisé pour essayer de trouver un compromis, mais n’y croit plus ».
Les partis non-gouvernementaux sont divisés. L’UDC Jean-Charles Legrix a rappelé que « le Grand Conseil n’est pas là pour dire oui à tout ce qui est proposé ». Il a clairement indiqué que son groupe refuserait le budget.
Selon Fabien Fivaz, pour la majorité du groupe POP-Verts-Sol, « les risques d’une année complète sans budget font peur ». Ses membres sont ouverts à accepter certains amendements.
Enfin Mauro Moruzzi estime qu’il « faut un message fort des partis gouvernementaux », seule manière que le groupe vert’libéral-PDC accepte le budget 2018. /mwi












