Budget 2018 : entrée en matière dans la douleur

Le Grand Conseil neuchâtelois a accepté l’entrée en matière sur le budget 2018 mardi soir. ...
Budget 2018 : entrée en matière dans la douleur

Le Grand Conseil neuchâtelois a accepté l’entrée en matière sur le budget 2018 mardi soir. Les débats qui se poursuivront le 19 décembre s’annoncent animés

Le budget 2018 du canton de Neuchâtel a passé un premier obstacle, mais est loin d’être encore approuvé. Le Grand Conseil a voté l’entrée en matière mardi par 76 voix contre 33. Les discussions de détail qui auront lieu lors de la deuxième journée de la session le 19 décembre s’annoncent mouvementées.

 

Suspension de séance

Le vote a eu lieu après une longue suspension de séance demandée par le parti socialiste après que le PLR a annoncé s’apprêter à refuser l’entrée en matière pour un budget ne respectant pas le frein à l’endettement.

Si l’entrée en matière est acquise, l’acceptation du budget 2018 s’annonce compliquée. Le projet du Conseil d’Etat ne respecte pas le frein à l’endettement, tout comme la version amendée proposée par la commission financière. Il faudra donc convaincre les trois cinquièmes des députés pour que le budget passe la rampe.

 

Le PLR veut respecter le frein

Le gouvernement table sur un déficit de 66 millions de francs l’année prochaine. Un montant ramené à 48 millions de francs dans la version amendée par la commission financière grâce notamment à une réévaluation des revenus sur le bénéfice de la BNS. Des chiffres inacceptables pour la droite. « Nous refuserons tout projet de budget qui ne respecterait pas le frein à l’endettement, » les mots du PLR Matthieu Aubert ne laissent pas planer le doute sur les intentions de son parti.

 

Deux semaines pour trouver un compromis  

La gauche s’est battue pour obtenir l’entrée en matière. Le député écologiste Fabien Fivaz a rappelé que les deux jours de la session avaient été séparés de deux semaines pour arriver à un compromis qui permette à l’Etat de commencer l’année 2018 avec un budget.

En cas de refus du budget le 19 décembre, « le gouvernement ne peut engager que les dépenses nécessaires au fonctionnement de l’Etat, mais la loi ne précise desquelles il s’agit, » a expliqué Laurent Kurth.

Les députés ont deux semaines pour trouver un compromis qui respecte le frein à l’endettement ou qui convainque les trois cinquièmes des membres du Grand Conseil. /mwi


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