L’Etat tient son budget

Il aura fallu trois journées de session au Grand Conseil et des concessions de part et d’autre ...
L’Etat tient son budget

Il aura fallu trois journées de session au Grand Conseil et des concessions de part et d’autre pour se mettre d’accord. Mais jeudi peu avant minuit, le parlement neuchâtelois a enfin mis sous toit un budget 2017 pour le canton. Le texte, adopté par 71 contre 41, table sur un déficit de 50 millions de francs. Il ne respecte pas les règles du frein à l’endettement et a donc été voté à une très courte majorité des trois-cinquièmes des parlementaires – il fallait 69 voix !

Le suspense a duré toute la session. En ouverture de séance, le chef des finances Laurent Kurth a indiqué que l’objectif de la soirée, c’était de permettre à Neuchâtel d’agir en 2017 en se mettant d’accord sur un budget. Cet accord passait par deux thèmes majeurs selon le conseiller d’Etat : la fiscalité et les subventions.

Fiscalité

En matière de fiscalité, dans l’optique de trouver un consensus, le gouvernement a proposé une augmentation de la taxation sur les gains immobiliers. La proposition du gouvernement a été largement adoptée par le plénum, alors que cet aspect a été l’un des points d’achoppement de la dernière session,  provoquant le report d’une semaine du vote sur le budget. Mais en début de séance, le gouvernement est arrivé avec une bonne nouvelle : une réévaluation des rentrées fiscales, annoncée par Laurent Kurth, allège le déficit de 2 millions de francs.

Les subventions, le bras de fer

En matière de subventions, la gauche a remporté deux premiers votes concernant l’insertion professionnelle. Gauche et droite se sont ensuite accrochées sur le montant global des subventions. La droite plaidait en vain pour une réduction générale, réduction de l’ordre de 0,4% pour récupérer 4,7 millions de francs dans un montant total de subventions estimé à 1,1 milliard. Pour le gouvernement, c’était clairement une mauvaise mesure. Pour tenter de trouver un compromis, le Conseil d’Etat a proposé une réduction des subventions de 2,7 millions de francs. Pour Laurent Kurth, il s’agissait de sauver le budget. Sans budget, c’est « l’Etat aux abonnés absents. Et l’Etat, c’est nous tous ! » a-t-il lancé dans un dernier appel.

Cinquante millions en 2017

Au final, la proposition de réduction gouvernementale a été adoptée par 75 voix contre 37.  Dans la foulée de ce vote, le Grand Conseil neuchâtelois a adopté  dans la douleur le budget 2017 à 71 voix contre 41. Le texte table sur un déficit de l’ordre de 50 millions de francs. /aju


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