Entrée en matière dans la douleur

Ce sont deux visions diamétralement opposées des finances de l’Etat qui se sont affrontées ...
Entrée en matière dans la douleur

Ce sont deux visions diamétralement opposées des finances de l’Etat qui se sont affrontées lors du débat d’entrée en matière sur le budget 2017 au Grand Conseil neuchâtelois mardi soir. Une entrée en matière finalement acceptée par 105 voix contre 8 après près de trois heures de discussions.

Pour la droite, pour redresser la situation financière de l’Etat, il faut réduire les dépenses. Pour la gauche en revanche, il s’agit d’augmenter les recettes.

 

Mesures douloureuses

Le Conseil d’Etat s’est dit conscient de la gravité de la situation et de l’aspect douloureux des mesures proposées pour la redresser. Laurent Kurth a précisé que « ce budget est le fruit d’un travail collégial, qui veut s’inscrire dans la durée. » Le chef des finances a ensuite énuméré les conséquences d’un refus du budget, comme l’impossibilité d’investir ou la perte de subventions fédérales. Il a relevé surtout le risque de perte de confiance de la population dans ses autorités et ses institutions si ce scénario devait se produire.

 

Mieux que l’absence de budget

La crainte d’un refus du budget a été exprimée également par le député vert’libéral Mauro Moruzzi, qui a estimé que le Grand Conseil « avait à choisir entre le mauvais – le très mauvais même – et le pire, soit l’absence de budget ».

S’il est catastrophique, « ce budget a le mérite de ne pas cacher la merde sous le tapis, » selon les termes de Baptiste Hurni. Le député socialiste a ajouté que le déficit n’était pas le pire qui guettait l’Etat. « Le pire, c’est la fracture sociale, » a-t-il insisté.

Reste que le débat s’annonce houleux mercredi. En effet, ce budget doit être accepté à la majorité des trois cinquièmes des députés puisqu’il déroge au frein à l’endettement. /mwi


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