Le Neuchâtelois Denis Oswald, médaillé de bronze aux Jeux olympiques de 1968 à Mexico, est membre du Comité olympique depuis 1991. Il voit d’un bon œil l’arrivée de nouvelles disciplines aux JO, notamment le ski alpinisme en 2026.
Coup d’envoi officiel des Jeux olympiques de Milan-Cortina ce vendredi soir. Quatre sites, dont le stade de San Siro à Milan, accueillent dès 20h la cérémonie d’ouverture de ces joutes hivernales. Cent-seize épreuves sont au menu jusqu’au 22 février. Trois athlètes neuchâtelois ou d’origine neuchâteloise sont en lice : Marianne Fatton en ski alpinisme et Loïc et Mélanie Meillard en ski alpin. Un autre Neuchâtelois est aussi sur place. Il s’agit de Denis Oswald, médaillé de bronze en 1968 à Mexico, membre du CIO, le Comité international olympique, depuis 1991 et actuel président de la Commission disciplinaire et de la Commission juridique. Parmi les moments forts de ces joutes sportives, Denis Oswald a évoqué, vendredi dans « La Matinale », « la descente à ski, c’est toujours un évènement important. Il y aura aussi bien sûr le tournoi de hockey avec la présence de tous ces joueurs de NHL, les meilleurs joueurs du monde en fait. » Denis Oswald ne se risque pas au pronostic des médailles, mais il estime que les Suisses ont de chances « avec les performances que les athlètes suisses ont démontrées en ce début de saison. »
Entretien avec Denis Oswald :
Les JO évoluent avec leur temps
Denis Oswald baigne dans les JO depuis plus de 50 ans, d’abord comme athlète, puis en tant que membre du CIO. Il a assisté à l’évolution de la manifestation qui va de pair avec celle de la société. De nouvelles disciplines entrent dans les JO, d’autres en sortent. « Il s’agit de s’adapter à cette évolution et d’accueillir des disciplines qui étaient peu connues ou peu pratiquées auparavant et qui sont maintenant des disciplines bien reconnues et qui soulèvent de l’intérêt pour la jeunesse. » On pense notamment au ski alpinisme qui fait son entrée cette année aux JO.
Les Jeux olympiques se veulent aussi plus durables, explique Denis Oswald, raison pour laquelle ils sont de plus en plus éclatés sur de multiples sites. « Ce n’est pas qu’on souhaite que les jeux soient dispersés, simplement, il y a des soucis de durabilité, d’économies et de qualité. Donc l’idée est de recourir à ce qui existe pour ne pas dépenser inutilement, pour ne pas créer des installations qui n’auront ensuite pas d’usages. » En recourant à ce qui existe, les JO se tiennent inévitablement sur plusieurs sites. /sma











