Culture de chanvre découverte aux Verrières

Une importante culture de chanvre a été découverte dans une ancienne usine aux Verrières. La ...
Culture de chanvre découverte aux Verrières

L'ancienne usine Galvanover, où la culture de chanvre a été découverte L'ancienne usine Galvanover, où la culture de chanvre a été découverte.

Une importante plantation de cannabis a été découverte aux Verrières. La police est intervenue vendredi après-midi dans un bâtiment industriel situé près de la voie ferrée. En soirée, un camion est arrivé sur les lieux pour emporter les plants de chanvre, qui se compteraient par milliers.
L’entreprise Galvanover a fait faillite et un habitant du village a racheté les locaux il y a près de deux ans. Depuis octobre 2011, il les loue à deux hommes et une femme, des trentenaires qui lui ont fait bonne impression et qui circulent à bord d’une voiture aux plaques vaudoises.


De l’imprimerie au cannabis

Selon le propriétaire, les jeunes gens voulaient implanter une imprimerie, notamment pour fixer des inscriptions sur des vêtements. Mais aucune machine d’impression n’est arrivée dans l’édifice, composé d’une partie réservée aux activités industrielles, au rez-de-chaussée, et de trois appartements. Depuis un an, les grandes pièces du bas sont restées vides, alors que les fenêtres des logements, dans les étages, ont été opacifiées. Les locataires disaient que c’était pour protéger de la lumière les vêtements qu’ils stockaient, en attendant les machines.
Des voisins ont remarqué qu’il y avait peu de vie la journée, mais que la lumière était souvent allumée la nuit dans les appartements. Et qu’avec eux, les jeunes gens se montraient très discrets, voire distants.
 

Enquête en mains vaudoises

L’affaire n’est pas sans en rappeler une autre, qui a défrayé la chronique dans le canton de Neuchâtel en 2004. Elle se passait déjà au Val-de-Travers : une dizaine de sites de production avaient alors été découverts, répartis sur plusieurs villages.

Dans le nouveau dossier, les protagonistes seraient de gros poissons, une connexion pourrait exister avec l’étranger et le site des Verrières n’est peut-être pas le seul qui existe. C’est la Police municipale de Lausanne qui travaille sur cette affaire. Ni ses responsables ni le procureur vaudois en charge du dossier n’a souhaité donner d’informations pour le moment. /msa


Actualisé le

Actualités suivantes

Articles les plus lus