De mardi à samedi, le festival d’arts de rue a pris possession du centre-ville de Neuchâtel. Entre éclipse, chaleur et prévisions orageuses, la météo y a joué les troubles fêtes. La manifestation a toutefois offert un moment suspendu aux Neuchâtelois.
Un anniversaire perturbé par la météo. La 35e édition du Buskers Festival s’est achevée samedi soir. Musique, danse ou encore cirque, ce festival d’arts de rue a investi le centre-ville de Neuchâtel depuis mardi. Une soixantaine d’artistes divers et variés, issus des quatre coins du monde, s’y sont produits. Ils sont accueillis par le festival qui prend en charge leurs frais de voyage, hébergement ainsi que leurs repas. Leur rétribution se fait au chapeau, qui prend de plus en plus souvent la forme d’un QR-code, relié à Twint ou à un compte bancaire pour ceux qui ne vivent pas en Suisse. À l’occasion de l’anniversaire, de nombreux artistes qui étaient déjà venus à Neuchâtel ont été réinvités, notamment le groupe italien « Assurd ».
Un premier bilan
L’association à l’origine du festival est portée par un comité de quatre personnes. Durant le festival, ils étaient bien plus à vadrouiller afin de mener au bon fonctionnement de la manifestation. Dimanche, il était l’heure des rangements, mais aussi de tirer un premier bilan pour Sandrine Troyon Jiménez, administratrice du Buskers Festival. Elle souligne avant tout l’expérience humaine : « au niveau des échanges c’est toujours vraiment une semaine fabuleuse ». Du côté des finances, le bilan est moins radieux. La météo est en cause. En effet cette semaine a été marquée par de fortes chaleurs qui se sont traduites, tout comme l’année passée, en une baisse de fréquentation. Nouveau facteur cette année : l’éclipse de mercredi. Cette dernière a déserté le centre-ville. Malgré tout, un déplacement des dates à un période moins chaude n’est pas sur la table. L’ancienne présidente de l’association explique que cette dernière semaine avant la rentrée permet aux Neuchâtelois de « profiter d’une semaine un peu de vacances à Neuchâtel ».
Sandrine Troyon Jiménez : « Mercredi, les gens se sont éclipsés. »
Autre caprice du ciel : des orages étaient annoncés pour dimanche. Ces prévisions ont poussé l’association Animatène à annuler la traditionnelle clôture du festival normalement prévue à la Ramée. Sandrine Troyon Jiménez comprend la décision, mais regrette ce moment que « les groupes aiment » et qui offre un final que l’administratrice qualifie de « tranquille et paisible ».
« Avec ces chaleurs ça aurait été super de se faire un petit concert et se jeter dans le lac. »
Peu importe l’avis du ciel, le festival sera de retour l’année prochaine, à nouveau lors de la dernière semaine des vacances. /ewa









