Le festival de musique de rue repart pour un tour. Une septantaine d’artistes animeront les rues de Neuchâtel dès mardi soir et jusqu’à samedi. Pour le groupe italien « Assurd », c’est un retour aux sources.
De la musique, des spectacles de cirque, de clown et de danse… les rues de Neuchâtel ne se reposeront pas avant la fin de la 35e édition du Buskers Festival ! Dès mardi soir et jusqu’à samedi, une vingtaine de groupes et compagnies se produiront dans la zone piétonne. Comme à son habitude, le festival est gratuit et les artistes sont rémunérés au chapeau. Parmi eux figurent des habitués. Le folk du sud de l’Italie du groupe « Assurd » résonnera dans les ruelles neuchâteloises pour la 6e fois. Déjà présent durant les premières années du Buskers Festival, en 1996 et 1997, le groupe est toujours autant ravi à l’idée de se produire à Neuchâtel. « Il y a toujours une énergie particulière, la tranquillité certes, mais aussi l’envie de faire la fête », glisse Lorella Monti, l’une des chanteuses des « Assurd ».
Pour les membres du groupe, leur première participation au Buskers a une saveur particulière. « C’était la première fois qu’on sortait de l’Italie. Neuchâtel, c’est un peu le commencement de notre vie d’artiste », sourit l’Italienne qui a depuis gardé le contact avec d'autres artistes ayant participé au Buskers.
Lorella Monti: « Il y a une énergie particulière à Neuchâtel. »
Et en 30 ans, le festival a-t-il évolué ? Selon l’artiste, le Buskers s’est agrandi, mais une constante reste. « Le public a vraiment cette culture de venir écouter et de soutenir, c’est quelque chose d’assez rare », estime Lorella Monti. Si, depuis sa création, le festival prend en charge les frais des artistes (déplacement, hébergement et repas), leur rémunération dépend uniquement des spectateurs. La générosité de ces derniers est donc un aspect non négligeable dans le choix des artistes de venir se produire dans un festival de ce type. « On plaisante souvent après nos chansons en disant qu’on est venu chercher un mari suisse », sourit la fondatrice du groupe.
« La Suisse est l'un de mes endroits préférés. »
Au-delà du spectacle, les « Assurd » lient leur musique à un message. S’inspirant de la musique traditionnelle napolitaine, le groupe met en valeur le pouvoir des femmes au travers de leurs chansons et de leurs danses. « La force et l’énergie des femmes sont quelque chose d’unique et on souhaite les mettre en avant », explique Lorella Monti.
Longtemps caractérisé par sa féminité, le groupe compte aujourd’hui dans ses rangs une présence masculine : le contrebassiste Fulvio Di Nocera. Malgré ce changement, le groupe conserve son identité. « Nous nous considérons aujourd’hui comme un groupe de quatre femmes, car nous sommes en majorité », explique Lorella Monti.
« Nous nous présentons toujours en tant que quatre femmes. »
Le folk venu du sud de l’Italie proposé par le groupe animera les rues de Neuchâtel dès ce mardi soir, à l’occasion du début du Buskers Festival. Les festivités se poursuivront jusqu’à samedi, avec un final prévu dimanche à La Ramée à Marin. /ave









