Jean-Yves Drevet : « Je quitte un établissement propre en ordre »

L’ancien chef de la Maison du Prussien à Neuchâtel a rendu son tablier fin mars. Il aurait ...
Jean-Yves Drevet : « Je quitte un établissement propre en ordre »

L’ancien chef de la Maison du Prussien à Neuchâtel a rendu son tablier fin mars. Il aurait voulu s’en aller plus tôt, mais le Covid en a décidé autrement. Le chef part en laissant un établissement qui fonctionne bien et avec une belle équipe.

Le chef Jean-Yves Drevet a raccroché son tablier le 31 mars après plus d’un quart de siècle passé à la Maison du Prussien à Neuchâtel. Le chef Jean-Yves Drevet a raccroché son tablier le 31 mars après plus d’un quart de siècle passé à la Maison du Prussien à Neuchâtel.

Vingt-cinq ans et puis s’en va. Le chef Jean-Yves Drevet a raccroché son tablier le 31 mars après plus d’un quart de siècle passé à la Maison du Prussien à Neuchâtel. Il est remplacé en cuisine par Maxime Pot, qui a intégré l’établissement en automne de l’année passée. Un établissement qui a une note de 15 au Gault&Millau. Jean-Yves Drevet s’était mis en tête d’arrêter à 50 ans, mais le Covid en a décidé autrement, comme il l’a expliqué mardi dans La Matinale. « Quand j’ai commencé dans ce métier, je m’étais fixé comme objectif de partir à 50 ans, mais ça a correspondu au Covid. Ça a été un peu compliqué. Maintenant, tout est aligné pour partir en laissant un établissement propre en ordre et avec une belle équipe. » Jean-Luc Devret compare son métier de chef à celui d'un sportif d’élite. « C’est un métier qui physiquement et psychiquement est usant. » Il faut continuellement être sur le qui-vive, ce qui demande beaucoup d’énergie. Avant de partir, Jean-Yves Drevet a organisé l’année passée une soirée spéciale avec un menu à plusieurs mains. Plusieurs chefs neuchâtelois se sont joints à lui pour l’occasion. Une manière de quitter les lieux sur « un évènement assez fou ».

« Elle était en train de lécher son assiette »

Jean-Yves Drevet quitte la Maison du Prussien avec de belles réussites et une certaine fierté, dont celle « à titre plus égoïste d’avoir obtenu le 17 sur 20 (ndlr: au Gault&Millau) et d'être découverte romande de l’année en 2009 ». Mais le chef tient à mettre en davantage en avant les équipes avec qui il a travaillé. Les personnes qui ont transité par la Maison du Prussien, les apprentis qui ont souvent fait une « belle carrière derrière ; tout le partage qu’il a pu y avoir pour justement pendant un quart de siècle, régaler les gens. » Régaler les gens, le but ultime d’un chef. À ce propos, Jean-Yves Drevet se souvient d’une anecdote. Une fois, en venant en salle pour saluer les clients, une dame s’est excusée, car elle léchait son assiette. « J’ai trouvé tellement chou et tellement flatteur. C’est un des plus beaux compliments qu’on puisse faire à un chef de cuisine. » /sma


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