Situation critique au sein du Service pénitentiaire du Canton

Le Conseil d’État admet une situation difficile et relève notamment des erreurs et des dysfonctionnements ...
Situation critique au sein du Service pénitentiaire du Canton

Le Conseil d’État admet une situation difficile et relève notamment des erreurs et des dysfonctionnements au sein du SPNE. Il annonce qu’un diagnostic complet de l’Office d’exécution des sanctions et de probation va être réalisé.

La nouvelle directrice de la prison de Bellevue à Gorgier prendra ses fonctions à la tête de l'établissement le 1er décembre 2025. (photo: archives/Etat de Neuchâtel) La nouvelle directrice de la prison de Bellevue à Gorgier prendra ses fonctions à la tête de l'établissement le 1er décembre 2025. (photo: archives/Etat de Neuchâtel)

« Malaise au service pénitentiaire ». C’est l’intitulé d’une question déposée au Grand Conseil neuchâtelois le 13 octobre. Son auteure est la députée POP Céline Dupraz. La Locloise s’inquiète des démissions et des absences qui s’enchaînent au sein du Service pénitentiaire du Canton de Neuchâtel (SPNE). Elle mentionne notamment « qu’il ne reste qu’une cadre sur les cinq que compte l’Office d’exécution des sanctions et de probation (OESP) qui soit présente et non démissionnaire ». Le Conseil d’État a délivré sa réponse écrite lundi. En voici les grandes lignes.


Audit externe prévu

Le gouvernement explique tout d’abord que « la situation difficile que rencontre actuellement le Service pénitentiaire est connue du Conseil d’État, qu’il y est très attentif et qu’il assure un suivi depuis plusieurs mois ». Il relève, par ailleurs, que « la situation à l’Office d’exécution des sanctions et de probation est à ce jour jugée insatisfaisante ». Il souligne notamment « un turnover parmi les chefs de service très fort durant les dix dernières années, que l’actuel chef d’office est en arrêt maladie longue durée depuis le mois de juin et que son adjointe a quitté son poste fin septembre ». Le texte mentionne également « que des erreurs et des dysfonctionnements ont pu être documentés ».

Le Conseil d’État informe que des mesures stabilisatrices ont été mises en œuvre, que des intérims sont assurés et différents postes ont été repourvus. Il s’agit désormais « de trouver des solutions sur le long terme » et que l’OESP « retrouve stabilité et sérénité ». Pour y parvenir, « un diagnostic structurel complet de l’office va être réalisé par un mandataire externe et, selon les résultats, une transformation en profondeur sera initiée ». En parallèle, le Conseil d’État dit « mener une réflexion qui doit permettre de doter très rapidement le Service pénitentiaire et l’ensemble de ses entités de ressources humaines supplémentaires. » /jpp 


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