Naissance d’Horatec à La Chaux-de-Fonds, vision « positive » d’un contexte tendu

Annoncée la semaine dernière, la création de ce groupe composé de trois sous-traitants peut ...
Naissance d’Horatec à La Chaux-de-Fonds, vision « positive » d’un contexte tendu

Annoncée la semaine dernière, la création de ce groupe composé de trois sous-traitants peut surprendre en plein marasme lié aux droits de douane américains. Rencontre avec le Chaux-de-Fonnier Stephan Müller, responsable des finances d’Horatec.

Stephan Müller (à gauche), responsable des finances d'Horatec, et Olivier Piotrowski, CEO de cette nouvelle entreprise (photo : Horatec). Stephan Müller (à gauche), responsable des finances d'Horatec, et Olivier Piotrowski, CEO de cette nouvelle entreprise (photo : Horatec).

L’horlogerie souffre dans le contexte actuel, mais les projets naissent aussi en temps de crise. C’est le cas d’Horatec, nouvelle société regroupant trois sous-traitants. Le groupe, dont la création a été annoncée la semaine dernière, est basé à La Chaux-de-Fonds, là où Stila, l’un des trois alliés, produit des boîtiers. Pour mieux comprendre ce regroupement, nous avons rencontré, dans les murs de Stila, le Chaux-de-Fonnier Stephan Müller, responsable des finances d’Horatec.

Stila est une entreprise qui fabrique des boîtes de montres pour l’horlogerie haut de gamme depuis 1933, rue Alexis-Marie Piaget. La société compte une trentaine d’employés. « Après avoir subi une baisse, comme tout le monde, on est sur une légère reprise. On a des nouveaux clients. Quand on accompagne leurs nouveaux projets, nous développons notre propre savoir-faire », constate Stephan Müller. 

Stephan Müller :  « Oui, il y a des droits de douane, mais grâce à notre savoir-faire, nous avons vraiment un avantage concurrentiel. »

Horatec n’est pas une réponse aux nouveaux droits de douane américains. Elle est en gestation depuis « plus d’un an ». La chaux-de-fonnière Stila souhaitait consolider sa nouvelle approche, la vaudoise Titanium Engineering « devait » grandir et le patron de la fribourgeoise Steiger Galvanotechnique allait partir à la retraite et cherchait un repreneur : l’occasion de se rapprocher. Un fabriquant de boîtiers s’allie donc avec un spécialiste de traitements de surface électrochimiques sur titane et alliances rares, ainsi qu’avec un spécialiste des finitions métalliques. Le groupe pèse plus de 20 millions de francs de chiffre d’affaires et souhaite devenir « un acteur-clé de la haute précision suisse » en misant sur sa complémentarité. En termes de gestion, les trois sociétés du groupe Horatec « resteront indépendantes ».


Plus de traces de doigts

Chez ces trois sous-traitants, la fierté du moment tient en trois lettres : SLA. « C’est un tout nouveau traitement de surfaces qui empêche toute trace de doigts quand on saisit la pièce. Ce sablage laser assisté est très complexe. Titanium l’a mis en place il y a quelques mois. C’est déjà validé chez certains grands horlogers. On aimerait proposer ça aux clients de Stila. Nous n’aurons pas l’exclusivité, mais nous en tirerons un petit avantage », explique Stephan Müller. /vco

L'essentiel de notre rencontre avec Stephan Müller


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