L’attente des automobilistes devant les feux au carrefour de Longueville à la sortie ouest de Colombier peut dépasser la dizaine de minutes. La Commune de Milvignes est consciente du problème. Un carrefour au demeurant compliqué avec en plus le passage du tram.
Onze minutes d’attente - chronomètre en main – et parfois même plus – à attendre derrière un feu rouge, c’est long : la patience des automobilistes est mise à rude épreuve au carrefour de Longueville, à la sortie ouest de Colombier. Le fonctionnement de la signalisation lumineuse suscite des interrogations, même si entre tram, sortie d’école, accès au complexe sportif, le constat est général : la gestion de ce carrefour n'est pas simple.
Ce temps d’attente est trop long, admet volontiers Nicolas Merlotti. L’ingénieur cantonal, à la tête du Service des ponts et chaussée, ne dispose toutefois pas de la compétence pour intervenir. Car si l’avenue de Longueville à Colombier est une route cantonale, la signalisation lumineuse du carrefour est en revanche de compétence communale : il s’agit d’un tronçon situé en intérieur de la localité. Il revient à la commune de Milvignes de régler un éventuel dysfonctionnement. Tout en sachant que la durée d’attente des automobilistes dépend en priorité de l’abaissement des barrières du tram et de son temps d’arrêt à la halte des Chézards. Ce qui peut prendre plusieurs minutes.
La Commune consciente du problème
Dans un courriel adressé à la rédaction, le Service technique et de la mobilité de Milvignes se dit conscient des problèmes liés à la régulation du carrefour de Longueville. Il précise encore que le bureau mandaté pour la programmation des feux ainsi que l’entreprise ont été informés, et des mesures seront prises dans les meilleurs délais. Conseillère communale en charge de la mobilité, Corinne Maier tempère et évoque en priorité la sécurité de tous les usagers de la route.
Pas de limitation de durée
Mais combien de temps un feu rouge peut-il raisonnablement rester allumer avant de passer au vert ? Il n’existe aucune disposition particulière qui règle cette question, souligne Nicolas Merlotti. Chaque carrefour est différent, selon l’ingénieur cantonal.
Chef de la Police de la circulation, Alain Saudan tient un discours similaire. Il n’est pas de sa compétence d’intervenir. Ses agents ont en revanche le devoir de dénoncer les éventuels automobilistes surpris à brûler le feu rouge. Alain Saudan rassure : le bon sens doit s’imposer et, au pire, l’intervention d’un agent de la circulation serait certainement la bienvenue pour régler le trafic d’un carrefour que chacun s’accorde à juger compliqué. /mne









