« Les Experts » : Les bons réflexes à adopter dès la notification d’un licenciement

Une lettre de licenciement tombe souvent comme un couperet. Entre sidération et colère, il ...
« Les Experts » : Les bons réflexes à adopter dès la notification d’un licenciement

Une lettre de licenciement tombe souvent comme un couperet. Entre sidération et colère, il est pourtant crucial de garder la tête froide. Les premiers réflexes, simples mais décisifs, permettent de protéger ses droits et d’éviter des erreurs coûteuses. Maître Hélène Ecoutin-Dupuy, avocate au barreau depuis 2010 à l’étude NVLE de Neuchâtel, nous livre ses conseils.

Maître Hélène Ecoutin-Dupuy, avocate à l’étude NVLE à Neuchâtel, dans « La Matinale ». Maître Hélène Ecoutin-Dupuy, avocate à l’étude NVLE à Neuchâtel, dans « La Matinale ».

La première étape consiste à examiner attentivement le document. Motifs invoqués, dates de début et de fin de contrat, signatures : tout doit être conforme. « Beaucoup de salariés se précipitent et apposent leur signature sans même avoir lu en détail. Or, rien n’oblige à signer immédiatement », rappelle Maître Ecoutin-Dupuy, avocate au barreau depuis 2010 à l’étude NVLE de Neuchâtel. Le salarié a le droit de prendre le temps, de demander un délai et, en cas de doute, de solliciter un avis extérieur. Refuser de signer sur-le-champ ne constitue pas une faute.

Vient ensuite la question du désaccord. Si les raisons du licenciement paraissent floues ou injustifiées, il est possible d’envisager une contestation devant les tribunaux. Dans ce cas, la conservation de toutes les preuves devient essentielle : courriels, fiches de salaire, attestations de collègues. « Un dossier bien préparé, avec des éléments concrets, fait souvent toute la différence », insiste l’avocate.

Enfin, l’aspect financier doit retenir toute l’attention. Solde de tout compte, indemnités, congés payés, primes ou heures supplémentaires : chaque élément doit être vérifié. Les oublis ou erreurs sont fréquents et peuvent coûter cher. Trop de salariés, par confiance ou par lassitude, acceptent des calculs incomplets. « Le piège, c’est de baisser les bras au moment où il faudrait être vigilant.

Les conseils de notre experte, Maître Hélène Ecoutin-Dupuy :

La semaine prochaine, le monde de la fiscalité nous occupera dans « Les Experts » avec Thibaud Girardin, expert-comptable diplômé chez Neuchâtel Fiduciaire. Rendez-vous chaque mardi, à 8h15 dans « La Matinale. /rde


 

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