Les cyanobactéries au Muséum d’histoire naturelle de Neuchâtel

Destinée au grand public, l’exposition est mise sur pied en collaboration avec l’Université ...
Les cyanobactéries au Muséum d’histoire naturelle de Neuchâtel

Destinée au grand public, l’exposition est mise sur pied en collaboration avec l’Université de Neuchâtel. Il s’agit d’informer la population, mais aussi de récolter des informations afin de mieux communiquer sur le sujet à l’avenir.

L'exposition est visible dans un espace de 24 m2, dans le hall du musée. Elle est mise sur pied par l'UniNe, avec à gauche Pilar Junier, directrice du Laboratoire de microbiologie, et le Museum, avec, à droite Ludovic Maggioni, son directeur. L'exposition est visible dans un espace de 24 m2, dans le hall du musée. Elle est mise sur pied par l'UniNe, avec à gauche Pilar Junier, directrice du Laboratoire de microbiologie, et le Museum, avec, à droite Ludovic Maggioni, son directeur.

Elles font peur, mais sont indispensables… Elles, ce sont les cyanobactéries qui font l’objet d’une exposition tout public au Muséum d’histoire naturelle de Neuchâtel depuis le 10 juillet. L’événement est mis sur pied en collaboration avec le Laboratoire de microbiologie de l'Université de Neuchâtel. L’exposition a été conçue dans le but d’informer le public, mais aussi de permettre aux scientifiques de mieux comprendre les craintes de la population face à ces cyanobactéries, afin de mieux communiquer sur le sujet. Pilar Junier, directrice du laboratoire, explique que ces micro-organismes sont extrêmement importants, car sans eux, aucune vie n’aurait été possible.

Pilar Junier :« Sans les cyanobactéries, on ne serait pas là, car ce sont elles qui ont inventé l’oxygène. »

Les cyanobactéries se développent principalement au fond des rivières. En proliférant, elles forment des tapis qui remontent à la surface de l’eau et peuvent terminer dans les lacs. La directrice du laboratoire précise qu’une toute petite partie de ces cyanobactéries sont dangereuses, notamment pour les chiens qui, attirés par leur odeur, sont alors tentés de les lécher ou de les ingérer. Une paralysie musculaire peut alors survenir et provoquer la mort par asphyxie. Les cyanobactéries ont beaucoup fait parler d’elles à l’été 2020, lorsque six chiens sont morts dans le canton de Neuchâtel en l’espace de 24 heures.

Des exemples de cyanobactéries sont visibles dans l'exposition. Des exemples de cyanobactéries sont visibles dans l'exposition.

« Il faut apprendre à vivre avec. »

Reconnaître les cyanobactéries n'est pas toujours facile. Le but de cette exposition est justement de permettre à la population de les détecter et d’agir en conséquence en, par exemple, ne laissant pas son chien se baigner et en surveillant ses enfants. Pour les humains, les risques restent toutefois limités et la prolifération des cyanobactéries est désormais surveillée de près.

« Pour vivre avec, il faut reconnaitre les situations dans lesquelles elles sont visibles. »

En plus de découvrir des informations générales sur les cyanobactéries, le public est invité à répondre à un questionnaire disponible sur place. Le Laboratoire de microbiologie de l’UniNE, en collaboration avec l’Office fédéral de l’environnement, mène aussi un projet de science citoyenne autour de ces micro-organismes. Les personnes intéressées sont invitées, après avoir suivi une petite formation, à recueillir des échantillons qui seront ensuite analysés.

« Les gens qui se promènent aux bords des lacs et des rivières peuvent mieux collecter les informations que nous. »

Les personnes qui souhaitent participer au projet peuvent s’inscrire par le biais de ce formulaire. L'exposition est à voir jusqu'au 14 septembre. /sma


 

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