Un train immobilisé au soleil à Champ-du-Moulin

Bloqués au soleil samedi dans un train en panne dans le Val-de-Travers, les usagers d’une ...
Un train immobilisé au soleil à Champ-du-Moulin

Bloqués au soleil samedi dans un train en panne dans le Val-de-Travers, les usagers d’une ligne TransN ont dû patienter près de trois-quarts d’heure avant d’être informés et une heure et demie avant d'arriver en gare. En réalité, la communication a elle-même été victime de la panne.

Notre auditeur a pris cette photo alors qu'il était bloqué dans le train en panne. (Photo : auditeur-reporter). Notre auditeur a pris cette photo alors qu'il était bloqué dans le train en panne. (Photo : auditeur-reporter).

 

Piégé pendant une heure et demie dans un train immobilisé au soleil : c’est la mésaventure qui est arrivée samedi à un auditeur de RTN.

À bord d’une rame TransN à destination de Couvet, lui et les autres passagers n’ont pu que constater que celle-ci s’était arrêtée peu avant le tunnel de Champ-du-Moulin, peu avant 11 heures. Il a fallu quarante minutes pour que le mécanicien passe dans les wagons pour informer les passagers de la situation. Il a également porté assistance à une personne qui se sentait mal.

 

 

Des règles claires

En réalité, comme l’explique la responsable communication de TransN, Aline Odot, il a respecté le protocole TransN : il a d’abord sécurisé son véhicule et communiqué avec les responsables de circulation. Informer les passagers arrive en troisième priorité. Le professionnel a fait préalablement une annonce par le haut-parleur mais ce système n’a vraisemblablement pas fonctionné en raison de la panne.

Au bout d’une heure environ, il a accepté d’ouvrir une porte pour faire circuler l’air dans ce train également privé de climatisation par la panne. Une seule porte, mais c’est déjà une de plus que ce qu’autorise en temps normal le règlement lorsqu’un train est immobilisé en pleine nature. Il a jugé que cette entorse était indispensable pour donner un peu d’air frais aux passagers.

Au final, le convoi a été poussé jusqu’à Noiraigue par le train d’extinction et de sauvetage (TES) des CFF, où ses occupants ont été priés de descendre. Le TES a alors remorqué le convoi en panne peu après midi et demie.

 

Aline Odot : « Avec la panne qu’il y a eu, il ne pouvait pas garantir que le message était passé. »

/jhi


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